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Objectif: réussir sa vie

Coup de chance ou travail acharné: quels sont les ingrédients du succès? Existerait-il une recette à suivre? Eléments de réponse.

Ils s’appellent Roger Federer, Lady Gaga, Bill Gates, J.K. Rowling ou George Clooney. Quel que soit le domaine dans lequel ils officient, leur nom est synonyme de succès... Mais inutile de naviguer dans de si hautes sphères pour trouver des exemples de gens qui ont réussi. Nous avons tous dans notre entourage un collègue, un ami à qui la vie semble sourire à chaque instant. Avouons-le, nous nous sommes souvent demandé: pourquoi lui? Et surtout, pourquoi pas moi?

Mais finalement, que veut dire réussir sa vie? Gagner des mille et des cents? Devenir le PDG d’une grande entreprise? Accéder à la célébrité? Fonder une famille? «Tout dépend du point de vue, relève Philippe Gabilliet, professeur de psychologie à l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP) et auteur de l’ouvrage Eloge de la chance, ou l’art de prendre sa vie en main. De l’extérieur, on estimera que quelqu’un a réussi sa vie en se basant sur des standards sociaux, s’il est riche par exemple. On prêtera davantage attention à l’avoir. Or, la réussite se résume également à trois autres verbes: être, faire et savoir.»

Des questions sur le sens de la vie

Et d’énumérer quatre questions pouvant faire office de baromètre personnel: mon existence sert-elle à quelque chose, à quelqu’un? Ai-je un sentiment d’accomplissement? Quelle est la raison d’être de ce que je fais? Ma vie prend-elle la direction que je prévoyais? «Le problème, c’est que peu de gens se posent la question de savoir ce qu’ils veulent vraiment», relève le spécialiste. Même son de cloche chez Jean-Maurice Henzer et Jean-François Chapuisat, qui animent depuis plusieurs années à Carrouge (VD) un séminaire intitulé Force mentale (lire encadré). «Lorsque nous demandons aux participants ce que signifie pour eux réussir leur vie, bon nombre répondent: être heureux. Sans pouvoir néanmoins préciser leur pensée, donner une définition au bonheur.»

Jean-Maurice Henzer (photo: DR)

Selon les deux formateurs, nous sommes bien souvent arrêtés dans notre quête du succès par un manque de vision, d’objectifs. «Par ailleurs, les gens croient que la réussite est réservée à une certaine catégorie de personnes, ceux qui ont de la chance. Ils oublient que ces mêmes personnes travaillent dur pour y arriver.»

De son côté, Philippe Gabilliet estime que la chance est avant tout une histoire d’état d’esprit. Il préfère d’ailleurs parler en termes d’occasions favorables que certains d’entre nous – ceux que nous appelons les personnalités chanceuses – savent saisir.

Savoir déjouer les cartes du destin

Soit. Reste que nous ne naissons pas tous égaux: il est en effet plus facile pour un bourgeois nanti de prendre sa vie en main que pour un pauvre bougre ayant vu le jour sous les ponts. «Bien sûr, les cartes distribuées par le destin ne sont pas les mêmes pour tout le monde, reconnaît le psychologue français. Je me méfie de certaines formes de psychologie positive qui affirme que quand on veut, on peut. Mais ne perdons pas de vue que même avec une mauvaise donne il est tout à fait possible de s’en sortir.»

La capacité à gérer les obstacles se travaille.
- Jean-François Chapuisat

Il évoque notamment le cas de ce jeune Maghrébin né dans une banlieue défavorisée de Paris, dont la petite taille et la perte de l’usage d’un bras n’empêcheront pas de devenir… un célèbre humoriste nommé Jamel Debbouze! «En revanche, on peut naître princesse dans un des Etats les plus riches de la planète et faire des choix de vie malheureux», poursuit-il en évoquant Stéphanie de Monaco. «Si nous ne maîtrisons pas les cartes que nous recevons, nous pouvons en revanche utiliser notre libre arbitre pour déterminer la manière dont nous allons les utiliser.»

Ce ne sont pas Jean-Maurice Henzer et Jean-François Chapuisat qui le contrediront. «Au début de notre séminaire, nous dressons avec les participants la liste des ingrédients de la réussite. Ils se rendent bien vite compte qu’il s’agit avant tout d’aptitudes comportementales, comme la confiance en soi, la ténacité, la force de persuasion. Autant de points sur lesquels nous travaillons lors de la formation, de même que la capacité à gérer les obstacles.»

Car, reconnaissons-le, personne n’est à l’abri d’un pépin. Mais là encore, tout dépend de notre façon d’envisager les événements.

Quant à Philippe Gabilliet, il estime que «certaines personnes ont une aptitude naturelle à tirer le positif de toute situation. Les autres auront parfois besoin d’un point de vue extérieur pour parvenir à se dire: c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver...»

Un séminaire pour aller au-delà de ses limites

Casser une planche avec la main, marcher sur une poutre située à deux mètres du sol, contrôler avec son esprit les mouvements d’un pendule: autant d’exercices proposés par Jean-Maurice Henzer et Jean-François Chapuisat lors de leur séminaire Force mentale, qui s’étend sur deux journées. «Notre but est de montrer aux participants qu’ils possèdent tous en eux les capacités pour réussir, pour autant qu’ils apprennent à les exploiter.»

Les thématiques abordées? La visualisation positive – qui permettra notamment de casser la planche sans s’abîmer la main – la notion de risque – qui nous empêchera peut-être de franchir la poutre par peur de tomber, alors que l’exercice sera accompli sans difficultés à quelques centimètres du sol – le pouvoir de la pensée sur nos actions, l’importance de la motivation, etc. Des méthodes souvent empruntées à la PNL (programmation neuro-linguistiques), mais aussi au monde du sport, de la vente et du management.

Et alors, succès garanti? «Nous fournissons des outils aux participants: à eux ensuite de les utiliser au quotidien», expliquent les formateurs. Expérience faite, on ressort du séminaire des idées plein la tête, une furieuse envie de se fixer de nouveaux objectifs et de se donner les moyens d’y parvenir...

Prochaines dates: les samedis 4 et 25 août, de 8 h 30 à 17 h, à Carrouge (VD). Infos et inscriptions: www.henzer.ch et tél. 0041 21 903 45 70

 

Publié dans l'édition MM 26
25 juin 2012

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Occasions à saisir

Philippe Gabilliet distingue cinq types de situations standard qui, selon la façon dont on les envisage, peuvent être considérées comme autant de «coups de chance», d’opportunités pour avancer dans sa vie:

Les rencontres inattendues, qui nous ouvrent un nouveau champ de possibilités, tant au niveau personnel que professionnel;

Les informations qui nous tombent dessus par hasard , par exemple lorsque nous apprenons qu’un nouveau poste correspondant à notre profil vient d’être créé...

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