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Chérie, tu brilles la nuit!

Culte de l’esthétisme hollywoodien oblige, les dents blanches sont le nouveau signe extérieur de réussite. Mais attention, quelle que soit la technique de blanchiment, les risques existent.

Eau oxygénée, le retour. Rappelez-vous les jeunes filles des années 80 qui blondissaient des mèches de cheveux ou toute leur tignasse avec ce peroxyde d’hydrogène (soyons précis). Ou qui tentaient de décolorer leurs poils foncièrement disgracieux sur les jambes – ou ailleurs d’ailleurs – avec ce produit. Ben oui, c’était avant la mode de l’épilation chez l’esthéticienne. Bref si l’eau oxygénée ressort aujourd’hui de l’armoire à pharmacie, c’est toujours pour blanchir. Non plus la pilosité, mais… les dents. C’est le principe actif derrière toutes les formules de blanchiment dentaire proposées sur le marché: les dentifrices pour sourire fluorescent, les strips à coller vendus en pharmacie, les techniques des médecins-dentistes ou les procédés proposés dans ces bars à sourire qui fleurissent partout en ville, en institut de beauté, en salon de coiffure et jusque dans les arrière-boutiques. Bon, parfois, il s’agit de dérivés de l’eau oxygénée, mais qui en créent justement au contact de la salive, assure la Société suisse des médecins-dentistes.

Culte de l’esthétisme hollywoodien oblige, les dents blanches sont le nouveau signe extérieur de réussite. Un rêve accessible dès une centaine de francs et quelques dizaines de minutes dans un profond fauteuil, du gel sur les dents, des lunettes spatiales protégeant les yeux et une forte lumière LED sur le sourire. Les concentrations de produit blanchissant, tout comme l’effet et sa durée, varient de 30% à 0,1%, entre les dentistes et les bars à sourire dont les procédés, totalement légaux, tombent sous le coup des soins cosmétiques. N’empêche, quelle que soit la technique, les risques existent. Inutile d’essayer le plus blanc si vous avez les gencives ou les collets sensibles, si vous êtes enceinte, si vous n’avez pas assez de salive ou si vous avez des plombages sur le devant: ça ne prend pas sur les dents artificielles.

Et à trop vouloir laver plus blanc, on obtient du… gris clair, disait Coluche à propos de lessive. Pareil pour les dents. Aux Etats-Unis – évidemment – une nouvelle maladie est née: la bleachorexie ou l’addiction au blanchiment des dents (de l’américain «bleaching»). Des gens tellement accros au sourire éclatant que leurs quenottes en deviennent translucides!

 

Publié dans l'édition MM 29
16 juillet 2012

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