25 juillet 2019

Les 27 raisons d’aimer les Alémaniques

Cette semaine, nous célébrons le 1er Août. La fête nationale, c’est l’occasion de partir à la rencontre de nos voisins d’outre-Sarine. Des voisins souvent méconnus et parfois mal-aimés. Ils ont pourtant beaucoup à offrir avec leurs villes dynamiques, leurs prouesses technologiques, leur gastronomie inventive... Attention: l’inventaire qui suit est non exhaustif.

Tout comme Roger Federer, Emil fait l'unanimité et est apprécié aussi bien des Alémaniques que des Romands (photo: DR).
Tout comme Roger Federer, Emil fait l'unanimité et est apprécié aussi bien des Alémaniques que des Romands (photo: DR).

1. Parce qu’ils ont fondé la Suisse

Sans les Alémaniques, l’histoire des origines de la Confédération helvétique serait nettement moins extraordinaire. Qu’on en juge: le serment du Grütli? Un mythe grandiose, brodé autour du Pacte fédéral de 1291, moins séducteur mais bien réel, lui – et qu’on leur doit bien sûr aussi… Il est considéré comme le plus ancien texte constitutionnel de Suisse. Merci Uri, Schwytz et Nidwald!

Quant à ce bon vieux Guillaume Tell au regard fier et aux bras musculeux, il n’existe aucun document permettant d’en attester l’existence et les hauts faits. Vous avez dit fallacieux? Certes, mais ô combien précieux pour l’image héroïque et rebelle de notre beau pays!

2. Pour leurs inventions

Qui n’a jamais «chibré» n’est pas suisse! Le jass est arrivé sur les tables d’un village schaffhousois à la fin du XVIIIe siècle.

Il a sa place dans tous les tiroirs de cuisine du pays: l’éplucheur en forme de U – que l’on nomme chez nous «économe» – est signé Rex, une marque zurichoise.

Également indispensable dans une cuisine: le cellophane. Inventé en 1908 par l’ingénieur chimiste zurichois Jacques Edwin Brandenberger.

Affiches, publicités, noms de marques… la police de caractères Helvetica s’utilise partout. On la doit à Max Miedinger, un graphiste de la fonderie Haas à Bâle, qui l’a inventée en 1957.

Que serait la Suisse sans Rivella? Cette boisson née à Stäfa (ZH) de l’imagination d’un étudiant en droit, Robert Barth, est depuis 1952 un incontournable. Il est vrai que son sérum de lait n’a pas son pareil pour marquer les papilles.

3. Pour leurs célébrités

La Suisse alémanique, ce n’est pas que Heidi et Guillaume Tell! C’est aussi une multitude de ­célébrités en chair et en os dont peuvent s’enorgueillir nos cousins germains.

Difficile d’ailleurs de faire un choix parmi celles-ci! Bien sûr, il y a les incontournables comme le physicien allemand naturalisé suisse Albert Einstein, l’actrice Ursula Andress, qui a porté le bikini le plus culte du cinéma dans James Bond 007 contre Dr No et le comédien Bruno Ganz qui a récemment rejoint les anges.

On peut aussi citer quelques défricheurs avant-gardistes comme le psychiatre Carl ­Gustav Jung, les artistes Sophie Taeuber-Arp et Pipilotti Rist ou encore le compositeur Arthur Honegger. Sans oublier quelques personnages un peu hallucinants – on pense notamment à H. R. Giger, le père de la créature des films Alien, et à ­Albert Hofmann, l’inventeur du LSD – sans lesquels ce panthéon manquerait de sel.

4. Parce que le couteau suisse nous sauve la vie

L’histoire commence à Ibach dans le canton de Schwyz en 1884 quand Karl Elsener, avec le soutien de sa mère, prénommée Victoria, ouvre un atelier de coutellerie. En 1891, il livre ses premiers couteaux à l’armée suisse sous la marque… «Victoria». En 1921, l’invention de l’acier inoxydable révolutionne l’art de la coutellerie. Les couteaux «Victoria» deviennent «Victorinox» et plusieurs générations d’Elsener maintiendront une légende de portée mondiale.

5. Parce qu’ils sont des dominants bienveillants

Que cela plaise ou non, c’est un fait: pas loin de sept Confédérés sur dix sont suisses allemands. Un poids que nos voisins pourraient utiliser à leur profit pour monopoliser tout ce qui peut l’être. Or, les «Welsches» ont beau pester régulièrement contre les diktats de la Berne fédérale ou la suprématie tapageuse de la Paradeplatz, on a vu, de par le vaste et triste monde, des minoritaires nettement plus maltraités. Biberonnés au consensus et à la paix des ménages, les Suisses allemands, en vérité, poussent la bienveillance jusqu’à ne (presque) jamais se moquer, par exemple et au ­hasard, d’un Guy Parmelin ou d’un Christian Constantin.

6. Pour leurs musiciens qui s’exportent bien

La preuve par Stephan Eicher, Sophie Hunger, DJ Antoine et DJ Bobo.

7. Parce qu’ils aiment les horaires loufoques

  • Les Bâlois sont des lève-tôt. C’est à 4 heures du matin que commence leur carnaval.
  • Les Bernois sont plus raisonnables. Ils achètent leurs oignons dès 6 heures du matin durant le «Zibelemä­rit» (Marché aux oignons).
  • Les Zurichois brûlent, eux, le bonhomme Hiver à 18 heures précises.Tous se retrouvent pour une émission d’infos à 21 h 50…

8. Pour leur fête XXL

La Street Parade de Zurich fait dans la démesure. Chaque année, un million de fêtards s’amassent sur les quais avant de se disperser dans la ville pour retrouver les meilleurs DJ du moment. Durant cette «party», la plus grande du monde, on danse (beaucoup), on se pavane (pas mal) et on mate (un peu). La prochaine Street Parade se déroulera le 10 août.

9. Parce qu’ils ont le plus beau des lacs

Le lac des Quatre-Cantons et les falaises du Bürgenstock font le bonheur des photographes (photo: DR).

Quiconque embarque à Lucerne sur un vieux vapeur fera le même constat: dès que l’embarcation vogue sur le lac des Quatre-Cantons, les appareils photos crépitent. Normal, il y a tant à immortaliser. Droit devant, voici les falaises du Bürgenstock au sommet desquelles Audrey Hepburn a vécu dix ans. À bâbord surgit le Rigi, la reine des montagnes, concurrencée à tribord par le Mont Pilate et ses pics élancés. Et puis plus loin, au détour d’un bras de lac, le Grütli apparaît enfin, comme par magie. Et le cœur de battre un peu plus vite.

10. Pour leurs architectes stars

Le World Trade Center Transportation Hub à New York, une œuvre de Santiago Calatrava, qui a étudié à l'EPFZ et habite Zurich depuis plus de quarante ans (photo: DR).

Si le plus grand architecte du XXe – on parle ici de Le Corbusier – était ­Romand, force est de constater qu’au XXIe siècle, les Alémaniques ont pris la main. Impossible ici de ne pas évoquer le duo bâlois que le monde entier s’arrache: Herzog & de Meuron. La Tate Modern à Londres? C’est eux. Le stade nid d’oiseau de Pékin? Toujours eux. La Philharmonie de l’Elbe à Hambourg? Encore eux! Ces deux-là n’ont pas leurs pareils pour sortir de terre des bâtiments qui deviennent en un rien de temps les symboles d’une ville. Tout aussi encensé par la critique: voici Peter Zumthor. C’est à lui que l’on doit les thermes de Vals (GR), chef-d’œuvre minimaliste de quartzite. Et puis, il faut citer Gigon/Guyer (Prime Tower à Zurich) et même Santiago Calatrava (World Trade Center Transportation Hub à New York), qui habite depuis plus de quarante ans à Zurich. Autant de bâtisseurs qui participent au succès de l’architecture suisse (alémanique).

11. Pour leur champion incontesté

Roger Federer fédère. Au point qu’il est fort difficile de trouver des ennemis au Bâlois. En Suisse, Alémaniques et Romands sont pour une fois sur la même longueur d’onde et vibrent ensemble en suivant les exploits de «leur» champion. De par le monde, sportifs amateurs et presse spécialisée sont eux aussi tombés sous le charme du plus titré des joueurs
de tennis.

Ce qui plaît par-dessus tout? Son élégance. Que ce soit sur le court, où Roger Federer allie force et grâce, ou hors des stades, où le Suisse a tout du gentleman des temps modernes. Tant de perfection pourrait énerver. Il n’en est pourtant rien.

12. Pour leur folklore

Une contrée peuplée d’irréductibles Appenzellois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Voilà l’impression qui se dégage de la version Rhodes-Intérieures de ce canton lilliputien aux allures de peinture naïve (vertes collines, vaches et paysans aux bras noueux). Non, ­décidément, il n’y a pas d’autres lieux qui se rapprochent à ce point d’une vision stéréotypée de l’Helvétie. Et c’est justement cela qui fait le charme de ce coin de pays où l’on vote encore une fois par an à mains levées. Femmes y comprises, mais seulement depuis 1991 et après que le Tribunal fédéral a imposé sa loi aux citoyens mâles de cette réserve d’Indiens.

13. Pour les trois Bernoises

Eiger, 3970 m, Mönch, 4107 m et Jungfrau, 4158 m.

14. Pour l’audace de leur gastronomie

Les Läckerli: comme il n’y a rien à dire contre les inimitables biscuits, la mauvaise foi vous soufflera peut-être qu’ils n’ont plus tout à fait le même goût depuis que la famille Blocher les a rachetés aux Bâlois.

La pizza Hawaii: avant de ricaner bêtement, autant savoir ce que nous dit l’étymologie: qu’ananas vient de «nana-nana», qui signifie en langues tupi-guarani «saveur des saveurs».

La soupe à la farine: la liste des ingrédients – farine brune, oignons, beurre et bouillon – fait moyennement envie. Mais comme elle se déguste lors du Morgenstreich – l’ouverture du carnaval bâlois – tout est pardonné.

La tarte aux carottes: la «Rüblitorte», il paraît que c’est délicieux. On ne se fiera donc pas à cet indice qui n’inquiétera que les timorés: ce dessert est surtout populaire chez les Argoviens et les Anglais.

15. Pour leur humour

Emil Steinberger est à lui seul une bonne raison d’apprécier la Suisse alémanique. D’abord parce qu’il a fait rire toute l’Helvétie, des deux côtés de la Sarine, avec le film «Les Faiseurs de Suisses» en 1978. Mais aussi parce qu’il a réussi à faire aimer son accent alémanique grâce à des sketchs inoubliables, comme le caporal Schnyder.

Normal que le comédien-humoriste lucernois ait reçu, en 2015, le prix du fédéralisme qui distingue les personnalités favorisant la cohésion nationale.

16. Pour l’amour de l’Aar

Ne demandez pas à un Bernois s’il a déjà fait la descente de l’Aar! On risquerait de vous rire au nez. Se jeter à l’eau pour se laisser dériver le long de cette rivière est presque un rituel de passage pour tout Bernois qui se respecte. D’ailleurs, dès que les beaux jours arrivent, ils sont des milliers à se ruer sur les rives de l’Aar qui serpente autour de la capitale. À Berne, l’un des parcours les plus prisés mais aussi l’un des plus faciles, consiste à rejoindre à pied le camping de l’Eichholz depuis la piscine du Marzili, puis à revenir à la nage au point de départ. C’est précisément le chemin que nous empruntons.

Arrivé à la piscine – un superbe lieu situé en contrebas du Palais fédéral – il suffit alors d’emboîter le pas de la foule en maillot de bain qui marche le long du cours d’eau. Après une dizaine de minutes, les plus pressés empruntent déjà l’un des nombreux escaliers qui plongent dans la rivière, d’autres, comme nous, poursuivent la route et marchons jusqu’au fameux camping de l’Eichholz avec son vaste parc. C’est ici que nous entrons dans l’eau, et elle est fraîche! 19 degrés ce jour-là. Puis, nous nous laissons embarquer par le vif courant de l’Aar. Il suffit alors de se laisser flotter et dériver au milieu du paysage étonnamment sauvage. La sensation est grisante. Une quinzaine de minutes plus tard, voilà le Marzili qui apparaît. Quelques mouvements de brasse plus intenses en direction du bord et nous pouvons déjà saisir une barre d’escalier pour nous extraire de l’eau.

17. Parce qu’ils ont une langue créative

  • Salü zämme! bonjour tout le monde!
  • Wotsch no öppis z’trinke? Veux-tu encore quelque chose à boire?
  • En guete! Bon appétit!

18. Pour Berne, la capitale la plus modeste

Malgré ses seulement cinq lettres et ses deux petites syllabes, la capitale de notre pays est sans doute l’une des plus confondues du globe. La faute certainement à ses arrogantes voisines romandes et alémaniques qui lui piquent la vedette à l’internationale. La preuve: demandez à l’étranger quel est le fief de notre beau Palais fédéral et on vous rétorquera: Zurich? Genève? Eh non, Berne. Voilà, une jolie leçon de modestie.

19. Pour Bâle, capitale suisse de la culture

Durant Art Basel, la cité rhénane se mue en capitale mondiale de l'art (photo: DR).

Modeste par sa taille, la ville de Bâle rayonne sur la scène culturelle mondiale, au point de faire de l’ombre à New York, Paris ou Londres. Chaque année, la Messeplatz aimante les galeries les plus prestigieuses et les plus dépensiers des collectionneurs lors d’Art Basel, la plus grande foire d’art moderne et contemporain du monde.

À quelques arrêts de tram de là, la Fondation Beyeler est devenue le musée le plus visité de Suisse. De l’autre côté du Rhin, le Kunstmuseum a récemment été classé par le magazine britannique The Times dans le top 5 des plus beaux musées du monde. Et puis, il y a la quarantaine d’autres institutions culturelles… De quoi donner le tournis. Et envie de
retourner sans cesse à Bâle.

20. Pour Zurich, la ville la plus dynamique

Quand on pense à Zurich, on pense capitale économique. Sa place bancaire peut se targuer d’être incontournable en Europe. Mais il n’y a pas que dans ce ­domaine que la ville se distingue. Côté technologie, elle accueille le plus grand centre de recherche hors États-Unis de Google. Avec plus de 2400 employés et un bâtiment en face de la gare centrale, le géant du web a fait une arrivée fracassante dans le panorama zurichois. Autre joli coup pour la ville, Disney a installé son centre de recherche à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). C’est là que la compagnie américaine développe les futures technologies pour le cinéma, la télévision et les parcs de loisirs.

21. Pour l’apport de Migros à la Suisse romande

Gottlieb Duttweiler n’était ni Romand ni Tessinois. Impossible donc de nier que Migros soit une invention ­suisse allemande. Si aujourd’hui encore le cœur de ­l’entreprise se situe sur la Limmatplatz de Zurich, les camions de Migros ont rapidement atteint les recoins les plus ­latins et périphériques du pays. Au point de ­figurer très vite parmi les rares et durables symboles ­nationaux dépassant les ­spécificités strictement ­régionales. Bref, Migros s’est avérée et s’avère toujours être l’un des ingrédients entrant dans cette recette à succès souvent imitée mais jamais égalée: la suissitude.

22. Pour leurs transports publics efficaces

«Dans les grandes villes alémaniques, les transports publics fonctionnent très bien: l’offre est particulièrement développée et le système est performant. Cela s’explique par le fait que les pouvoirs publics ont toujours anticipé la demande et massivement investi dans les infrastructures. Le fait que les Alémaniques aient un rapport moins fort à la voiture que les Romands joue sans doute également un rôle.» Conrad Wagner est spécialiste en mobilité et a enseigné aux hautes écoles spécialisées de Winterthour et Lucerne.

23. Pour leurs prouesses technologiques

  • Les Alémaniques peuvent se vanter de posséder les trains les plus panoramiques du pays: le Glacier Express qui traverse 91 tunnels et 291 ponts entre Saint-Moritz (GR) et Zermatt (VS), et le Bernina Express entre Coire (GR) et Tirano (I). Tous deux serpentent dans des paysages inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.
  • Construire une gare sur le toit de l’Europe, à 3454 m d’altitude, a dû être un vrai challenge. On arrive au Jungfraujoch (BE) avec un train à crémaillère. Au sommet, le coup d’œil sur l’Eiger et le glacier d’Aletsch est époustouflant.
  • Admirer le glacier du Titlis sur 360°? C’est possible grâce au premier téléphérique à cabine tournante du monde: le Titlis Rotair à Engelberg (OW).

24. Parce qu’ils cumulent les records

Les chutes du Rhin: un spectacle fascinant (photo: DR).

La plus vieille ville de Suisse: Coire compte plus de 5000 ans d’histoire.

Le plus long escalier du globe: celui du Niesen, dans les Alpes bernoises, qui comporte 11 674 marches.

Les chutes du Rhin, les plus puissantes d’Europe: hautes de 23 m, elles ont un débit de 750 m3/s.

Le sujet le plus photographié du pays: le pont couvert de Lucerne, long de 200 m.

25. Pour leurs jeux ancestraux

Que savez-vous des disciplines reines de nos J.O. alpestres? Ce mini-quiz vous en apprendra un peu plus sur la lutte à la culotte, le hornuss et le lancer de la pierre d’Unspunnen. 

En lutte suisse, que fait toujours le vainqueur après le combat?

a) Il boit une bière
b) Il époussette la sciure des épaules du perdant
c) Il embrasse la mariée
  
Quand et où a eu lieu la première fête de ­lutte féminine?
a) En 1914 à Frauenfeld (TG)
b) En 1971 à Estavayer-le-Lac (FR)
c) En 1980 à Aeschi (BE)
 
Quelle vitesse peut ­atteindre le hornuss (frelon en français) lorsqu’il est bien fouetté?
a)    300 km/h
b)   200 km/h
c)    100 km/h

Le port du casque est obligatoire pour une catégorie de joueurs de hornuss. Laquelle?
 a) Les hommes mesurant plus de 1 m 90
b) Les joueurs nés après 1983
c) Les femmes de moins de 60 ans
  
Quel est le record officiel du lancer de la pierre d’Unspunnen (83,5 kg)?
a)    2,43 m
b)   3,86 m
c)    4,11 m
 
La pierre d’Unspunnen a été volée deux fois. Où sa réplique est-elle gardée?
a) Dans le coffre d’une banque suisse
b) Au Vatican
c) Chez Hans-Ueli Unspunnen

Réponses: b – c – a – b – c – a

26. Pour leurs écrivains

Qui n’a jamais lu à l’école les romans et les pièces de théâtre de Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt? Que l’on parle de Homo Faber ou La Visite de la vieille dame, leurs œuvres, à la portée universelle, sont parties à la conquête du monde.

27. Pour leurs qualités cachées

Vu de Suisse romande, la rigueur germanique a assurément déteint sur nos amis d’outre-Sarine. Le cliché a la vie dure. Nous les «Grecs de la Suisse», eux, les travailleurs acharnés, pas drôles pour un sou. Au contact, on se rend pourtant vite compte qu’il n’en est rien. La rigueur n’est que façade, sans doute aidée par une langue un peu rugueuse. Nos compatriotes sont attentionnés, soucieux du bien-être de leurs hôtes et prêts à dégainer quelques mots de la langue de Molière, dont ils trouvent les intonations si charmantes.

Benutzer-Kommentare

Articles liés

Plusieurs équipes venant de toute l’Europe sont invitées à imaginer à Rorschach des sculptures de sable éphémères (photo: DR).

Des merveilles peu connues

La façade du musée Titanic Belfast rappelle la proue du célèbre transatlantique.

Émouvante Belfast

Une femme aux commandes

Le Signal de Bougy offre une vue splendide sur le Léman.

Un parc avec vue