10 novembre 2017

La retraite des possibles

Dans quelques années, toute la génération des baby-boomers se retrouvera à la retraite. Un événement dans la vie qui pour certains rime avec mise au placard, pour d’autres avec nouvelle existence qui commence et pour d’autres encore avec continuité. Pour la première fois aussi, ces nombreux départs constituent un changement pour l’ensemble de la société. Jamais d’aussi nombreux travailleurs n’ont quitté leur emploi en même temps, et jamais non plus les perspectives d’une existence en bonne santé n’ont été aussi bonnes.

Bref, les jeunes retraités vont pouvoir en profiter au maximum. Et pour éviter les drames vécus par les générations précédentes de pensionnés, tout est fait pour préparer le dernier jour d’activité. La plupart des entreprises accompagnent leurs salariés, de même que de nombreuses associations. But de la manœuvre: montrer qu’il y a une vie après une carrière professionnelle.

Mais est-ce bien nécessaire?

Les retraités du moment ne semblent pas trop mal vivre leur mise au repos.

C’est là peut-être aussi une caractéristique de cette génération. Les bouleversements ne sont pas tant dans le fait de quitter un emploi, mais plutôt dans celui de vivre. D’avoir la possibilité d’entreprendre une nouvelle vie, un peu comme si une deuxième adolescence intervenait à ce moment-là, faite elle aussi de doutes quant à l’avenir.

La comparaison est sans doute hasardeuse, mais elle exprime bien la transition et le besoin de recomposition inhérents à cette période.

La retraite n’est plus cette mise au ban de la société laborieuse, mais la possibilité de conditionner une nouvelle fois son existence, sans la contrainte de l’emploi rémunéré. Un rêve pour nombre d’ados.

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