Les cahiers au feu, le portable au milieu

L’heure de la rentrée a sonné en Suisse romande. Pas pour les smartphones qui, dans la plupart des établissement scolaires, devront rester muets et invisibles dans les classes. Jusqu’à quand dans un monde où pratiquement tous les jeunes sont connectés ?

Certaines écoles interdisent les portables
Photo: KEYSTONE/DPA/Daniel Bockwoldt

Cet été, Jean-Michel Blanquer, le ministre français de l’Éducation, a fait adopter par l’Assemblée nationale l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et collèges de son pays, préaux compris. Cette décision, qui sera appliquée dès la rentrée de septembre, a fait couler beaucoup d’encre chez nos voisins et continue de susciter la polémique.

Dans notre pays, aucune loi de ce genre n’existe. Fédéralisme oblige, chaque département cantonal de l’Instruction publique gère cette problématique à sa façon. Ce sont généralement les établissements scolaires qui fixent les règles concernant l’utilisation du smartphone. Et dans la majorité des cas, sauf exception (par exemple, dans le cadre de projets spécifiques), son usage est prohibé en classe. Par contre, dans les cours de récréation, les pratiques varient d’une école à l’autre et dépendent souvent de l’âge des élèves.
Mais actuellement, plusieurs cantons semblent vouloir aller plus loin. Comme le Valais qui travaille à rendre cet outil utile à l’apprentissage, Genève qui annonce le lancement d’une réflexion autour de son interdiction ou encore Vaud qui a l’intention d’édicter – après une phase d’expérimentation – une directive visant à le bannir de l’école comme cela va se faire en France

Le débat est donc loin d’être clos

A votre avis

Pensez-vous qu'il faut interdire les téléphones portables à l'école?

"Il faut mettre des limites"

Lita Chefe, 29 ans, Lausanne

«Plutôt qu’interdire, il faut mettre des limites et les expliquer. Sinon, les élèves risquent d’utiliser leur smartphone en cachette. Surtout ceux qui ont déjà de la peine à s’en passer.»

"C'est absurde d'interdire"

Diego Jaramillo, 27 ans, Lausanne 

«Tout le monde a un téléphone. Je trouve donc absurde d’en interdire l’usage en classe. Mieux vaut accompagner les élèves, intégrer cet outil dans la pédagogie de l’école.»

"Lutter contre l'addiction chez les jeunes

Ricardo Gonçalves, 38 ans, Ecublens (VD)

«Je suis pour l’interdiction des téléphones à l’école. A cause des problèmes d’addiction chez les jeunes liés à l’usage de ces outils de communication.»

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