22 août 2018

Dix conseils pour une rentrée en toute sécurité

Sur le chemin de l’école, les distractions sont nombreuses et les dangers variés. Afin de permettre aux enfants de prendre peu à peu leur autonomie de manière sécurisée, Nicolas Kessler responsable du Service de presse du Bureau de prévention des accidents (bpa), a réuni dix conseils incontournables.

Nicolas Kessler
Illustration: Amélie Buri

Ça y est: les vacances sont terminées et il est temps de (re)prendre le chemin de l’école. Un chemin souvent semé d’embûches pour les plus jeunes, et d’autant plus dangereux lorsqu’il diffère de celui de l’année précédente – ou s’allonge. Afin de venir en aide aux parents inquiets et de permettre aux enfants de prendre peu à peu leur autonomie de manière sécurisée, Nicolas Kessler, responsable du Service de presse du Bureau de prévention des accidents (bpa) , a réuni dix conseils incontournables. À compléter avec le programme d’exercices concocté par le bpa, ainsi que la brochure Premiers pas dans la circulation routière, très détaillée et téléchargeable sur le site www.bfu.ch/fr

Nicolas Kessler, responsable du Service de presse du Bureau de prévention des accidents

1. Montrer l'exemple

C’est le conseil qui semble le plus
banal, mais c’est également le plus important et on ne le répétera jamais assez: les adultes doivent montrer l’exemple, qu’ils soient piétons ou
automobilistes. Car il est bien connu que les enfants ont tendance à copier les «grands». Et si l’on traverse par exemple hors des passages piétons, ils voudront faire la même chose.

2. Rendre l’enfant visible

Indépendamment du moyen de transport, il est essentiel de vêtir son enfant d’habits clairs ou de couleurs vives et de le pourvoir de matériel réfléchissant. Car plus il sera visible, plus sa sécurité sera assurée. Et ce, de face – avec le baudrier du TCS donné à l’école, par exemple –, mais aussi de dos, avec un sac d’école muni de stickers et autres éléments réfléchissants.

3. Adopter la méthodologie adaptée

Pour qu’un enfant puisse assimiler le comportement correct à adopter, il est nécessaire de commencer par bien lui expliquer ce qu’il doit faire. Puis de lui montrer l’exemple, avant de faire l’exercice avec lui. En lui demandant ensuite d’expliquer ce qu’il vient de faire, l’adulte vérifiera s’il a bien compris comment se comporter et pourra alors, dans un dernier temps, le laisser faire seul.

4. L’initier graduellement au trafic

Le mot d’ordre: exercer encore et encore avec l’enfant, inlassablement, le comportement correct à adopter dans la circulation. Le bpa détermine ainsi sept étapes clés à mener à bien avant que l’enfant soit parfaitement autonome. 1) Marcher sur le côté intérieur du trottoir. 2) Toujours s’arrêter au bord du trottoir. 3) Traverser une route peu fréquentée sans passage piéton. 4) Traverser une route sur un passage piéton. 5) Traverser une route à un feu de signalisation. 6) Traverser une route entre des voitures parquées. 7) Parcourir seul le chemin de l’école.

5. L’accompagner aussi longtemps que nécessaire

Parcourir le chemin de la maison à l’école avec son enfant, c’est lui permettre de découvrir de nouvelles situations jour après jour et lui expliquer tous les imprévus qui peuvent survenir. Cela ne se fait pas en une fois, ce d’autant plus que tous les enfants n’apprennent et n’assimilent pas au même rythme. Il est donc nécessaire de ne pas se fixer de calendrier, mais d’accompagner son rejeton jusqu’à ce que l’on soit vraiment sûr qu’il a tout bien intégré. Et si l’on manque de temps, on peut faire des tournus avec les autres parents, ou mettre en place un Pédibus avec l’aide de l’école. 

Choisir le chemin le plus sûr – et non le plus court

Durant la phase d’apprentissage, il est important que votre enfant comprenne que le chemin le plus court n’est pas forcément le plus sûr. Prévoyez suffisamment de temps pour rejoindre l’école tranquillement, en empruntant des routes peu fréquentées, équipées de trottoirs et passages piétons ou sous-voies.

7. Éviter les trottinettes

«Pour un enfant, la trottinette, le skate ou les rollers sont apparentés à des loisirs. Il aura tendance à beaucoup moins faire attention à la route quand il en fait», souligne Nicolas Kessler. Mais si on accepte exceptionnellement que l’enfant en fasse sur une petite distance, il faut être particulièrement attentif, car la vitesse est plus élevée qu’à pied: ce dernier pourra donc avoir de la peine à repérer rapidement des dangers potentiels et moins bien gérer les difficultés. En outre, il devra se conformer aux mêmes règles que les piétons.

8. Réserver le vélo aux plus grands

Prudence: le vélo demande beaucoup d’entraînement pour être parfaitement maîtrisé et utilisé sans risque. La loi indique d’ailleurs que les enfants ne peuvent circuler à vélo sur une route principale qu’à partir de 6 ans. Dans ce cas, veiller à ce que le cycle soit équipé dans les règles d’un phare blanc à l’avant et rouge à l’arrière, tous deux non clignotants, de catadioptres ainsi que de freins à l’avant et à l’arrière. La sonnette n’est plus obligatoire mais toujours conseil­lée. Cet équipement concerne également les VTT (vélos tout terrain) lorsqu’ils sont utilisés sur la route.

9. À trottinette ou à vélo: se protéger correctement 

Que ce soit à vélo ou à trottinette, le port du casque n’est pas obligatoire mais il est fortement recommandé pour les adultes comme pour les enfants. En cas de chute, il permettra de réduire le risque de blessures graves à la tête. De plus, des protège-poignets, des coudières et des genouillères sont conseillés pour la pratique d’un engin assimilé à des véhicules (rollers, planches à roulettes, trottinettes, etc.).

10. Préférer la marche à la voiture

Il est recommandé d’éviter si possible tout transport en voiture: sans tester le trajet par lui-même, l’enfant
n’apprend en effet pas à se déplacer de manière autonome, alors qu’il aura de toute manière besoin de le faire un jour ou l’autre. L’afflux de voitures autour des écoles augmente fortement les dangers pour les enfants.

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