28 décembre 2017

Une illustratrice au cœur tendre

La Vaudoise Amélie Buri vient de signer les dessins de deux albums pour enfants. À son compte depuis un an, elle vit enfin de sa passion.

Amélie Buri en train de dessiner chez elle.
Amélie Buri commence toujours par faire ses croquis sur du papier.
Temps de lecture 3 minutes

«J’ai une chance incroyable!» Depuis qu’elle s’est mise à son compte, l’illustratrice Amélie Buri multiplie les mandats. La Sarrazine vient en outre de co-signer deux albums pour enfants aux noms éloquents: La princesse aux petits pets, issu d’un spectacle dont elle a créé les décors, et De l’ail pour un ours, le premier opus d’une série présentant les plantes de nos régions.«Je dessine depuis que je sais tenir un crayon», raconte la pétillante trentenaire. Il lui aura toutefois fallu quelques détours avant de faire de sa passion son activité principale.

Mes parents m’auraient encouragée à suivre une formation artistique, mais je rêvais à l’époque de devenir sage-femme en Afrique.

Diplôme d’infirmière en poche, elle opte pour le milieu socio-éducatif, après avoir mené une vie de nomade entre l’Asie et l’Amérique du Sud. C’est à l’Institution de Lavigny (VD), où elle est engagée comme accompagnante en 2006, qu’elle renoue avec ses anciennes amours. «J’ai proposé d’illustrer le bulletin d’information et de fil en aiguille, j’ai pris la responsabilité de toute la communication visuelle de l’entreprise.» Elle se lance en indépendante début 2017 et ne regrette pas son parcours de vie:

Dans dix ans, je ferai peut-être quelque chose de différent!

Une journée avec Amélie Buri

7 h 30: un moment privilégié
«Depuis que je suis à mon compte, je redécouvre le plaisir du petit-déjeuner. Avant, j’avais tendance à le sauter pour dormir une demi-heure de plus avant de me rendre sur mon lieu de travail.»

8 h 15: au boulot!
«Je n’arrive pas à dessiner directement à l’ordinateur. Les illustrations de De l’ail pour un ours ont par exemple été réalisées sur du papier kraft. Mon activité d’indépendante me permet d’expérimenter des nouvelles techniques.»

10 h 00: sur la route
«À chaque rencontre avec mes clients, je découvre un nouvel univers. Ils font preuve d’un enthousiasme communicatif: c’est mon carburant. À moi de faire le tri dans leurs idées et de les traduire en dessin.»

11 h 30: renflouer les stocks
«Les deux livres que j’ai illustrés sont surtout distribués dans les petits commerces régionaux. Les auteurs s’occupent de l’essentiel de la promotion, mais je donne un coup de main. Ainsi, je suis devenue amie avec la propriétaire de cette boutique bio de Pompaples!»

15 h 00: devant l’écran
«Avec Photoshop, on arrive à faire des choses extraordinaires, notamment au niveau des textures. J’aime ce confort, cette flexibilité de pouvoir enregistrer vingt versions du même dessin avant de choisir celui qui convient le mieux.»

16 h 30: virée au jardin
«J’’aime récolter dans notre potager de quoi préparer le souper. De juin à octobre, je n’ai presque pas besoin d’acheter de légumes. En hiver, c’est plus compliqué. Mais je cultive des choux, des radis noirs, des panais et des carottes.»

19 h 00: objectif détente
«À cette saison, j’aime bien prendre un bain le soir. Ce n’est pas très écolo, mais on a des panneaux solaires thermiques. J’en profite pour me plonger dans un bon polar suédois: ça me permet de garder un contact avec la langue, ma mère est de là-bas.»

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