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13 juillet 2015

A la chasse au trésor

Dans le parc Denantou à Lausanne, trois petits aventuriers se sont mués en chasseurs d’énigmes le temps d’une balade bucolique.

Célestine, Finn et Léonie photo
Impatients et curieux, Célestine, Finn et Léonie ont montré une motivation à toute épreuve pour trouver le trésor.

D’une royale beauté, un pavillon thaï scintille et illumine les yeux malicieux de Célestine, 9 ans, Finn, 6 ans, et Léonie, 5 ans. Ce mercredi après-midi de juin, nous ne nous trouvons pourtant pas en Asie, mais bel et bien dans la capitale vaudoise. Plus précisément dans le parc Denantou. C’est ici que nous allons nous adonner à l’une des balades proposées dans le livre 5 chasses aux trésors dans un Lausanne insolite, écrit par Caroline et Pierre Corajoud.

A travers plusieurs énigmes, il faut découvrir une phrase mystérieuse qui mène à un trésor,

explique l’auteur. Ces jeux de piste sont essentiellement basés sur l’observation, donc accessibles à tous.» Vraiment? C’est ce que nous allons voir à travers les huit devinettes proposées. Trouverons-nous le trésor? Rien n’est pour l’instant moins sûr…

La motivation affichée par nos trois aventuriers présage cependant un dénouement victorieux. Ils trépignent d’impatience. Il est donc temps d’ouvrir l’ouvrage et de lire la première question. Celle-ci est à découvrir au pavillon thaï. Il s’agit tout d’abord de trouver un motif, puis d’y déceler deux lettres à proximité. Si l’énoncé semble facile, cette première énigme nous laisse dubitatifs. Finn tourne comme une hélice à l’intérieur de l’édifice, tentant désespérément de dénicher la solution. C’est finalement Célestine qui trouve la réponse. «C’était pas facile», remarque pour sa part Léonie, un poil déçue.

La motivation affichée par nos trois aventuriers présage cependant un dénouement victorieux photo.
La motivation affichée par nos trois aventuriers présage cependant un dénouement victorieux.

A l’aide d’un stylo, nous entourons fièrement la réponse. Elle nous permet d’accéder à un mot. Celui-ci doit être reporté dans une phrase à trous qui nous permettra, lorsque nous aurons répondu à toutes les questions, d’accéder au trésor.

De l’Asie au Denantou

Le deuxième poste se trouve au même endroit. Un choix judicieux puisqu’il nous oblige à regarder de plus près cette surprenante construction qu’est le pavillon. Bien connu des Lausannois, il a été offert par Sa Majesté le Roi de Thaïlande à la Ville de Lausanne en 2005, puis inauguré en 2007. Situé à l’est du parc, il fait face au lac et aux montagnes. Ses couleurs et son architecture issue de l’art traditionnel thaïlandais en font une construction qui ne passe pas inaperçue.

Célestine s’étonne par ailleurs d’apprendre, dans la partie du livre «Le savais-tu?», que le roi de Thaïlande a fait ses études dans la capitale olympique. Finn semble impressionné que le pavillon soit en partie recouvert de feuilles d’or. Léonie a pour sa part repéré la place de jeux se trouvant tout près: il est temps de bouger!

Bien que toute la chasse se fasse dans un seul et même parc, le décor varie photo.
Bien que toute la chasse se fasse dans un seul et même parc, le décor varie.

De la rivière à la prairie

Carte en main, nous partons à la découverte des autres énigmes. Bien que toute la chasse se fasse dans un seul et même parc, le décor varie. Nous traversons ainsi la rivière de la Vuachère, revenons sur nos pas, contournons une petite forêt pour atterrir sur une grande prairie. Celle-ci n’est pas fauchée et donne un aspect authentique au Denantou. En face, le lac Léman s’étire. C’est au sein de ces étonnants contrastes, le vert du Denantou et le bleu des eaux, que nous nous arrêtons pour casser la croûte et faire un premier bilan à mi-parcours.

La première devinette était difficile, mais après, c’était simple»,

clament-ils tout en dévorant des biscuits. Trop facile peut-être pour nos trois explorateurs. Ils sont néanmoins contents d’avoir appris que le parc Denantou doit son nom au cours d’eau de la Vuachère. Les Corajoud expliquent ainsi dans le livre que «nantou» signifie petit ruisseau.

L’histoire du parc est par ailleurs intéressante. Comme l’explique sur son site internet la ville de Lausanne, le dessin du parc actuel date de 1818. Ce n’est qu’en 1928 que Lausanne racheta le lieu au sculpteur Edouard-Marcel Sandoz, devenant ainsi dès 1929 un lieu à disposition du public.

Des animaux sculptés

Une de ces œuvres fait d’ailleurs l’objet d’une énigme. Il s’agit de la fontaine des trois singes. Après avoir rapidement trouvé la solution, les trois enfants s’amusent à l’escalader et finalement, ce sixième poste devient une affaire de franche rigolade. Plus loin, un magnifique cèdre du Liban dresse majestueusement ses vieilles branches. Encore une occasion pour nos trois joyeux lurons de s’adonner à moult péripéties.

Le cèdre du Liban a été l’occasion pour les trois aventuriers en herbe de s’adonner à moult péripéties photo.
Le cèdre du Liban a été l’occasion pour les trois aventuriers en herbe de s’adonner à moult péripéties.

Une heure plus tard, grâce aux réponses savamment recopiées dans une phrase mystère, nous découvrons le trésor. Caché dans le parc, celui-ci constitue le final de la balade. Nous n’en dirons pas plus. Il faut par contre noter qu’il ne s’agit pas de quelque chose que l’on peut emporter. Prendre des bonbons peut donc être utile pour récompenser les enfants.

Et c’est d’ailleurs boostés par une dose de produits acidulés que les trois chasseurs se rendent à l’une des deux places de jeux du parc. Entre deux sauts et quatre escalades, Léonie, Célestine et Finn annoncent tout sourire leur enthousiasme. La plus grande confie avoir «aimé lire la carte et trouvé le trésor à la fin». Dans les moins: «certaines énigmes étaient trop faciles». Pour le garçon: «Tout était bien, surtout la devinette autour du cèdre.» Et finalement, la plus jeune avoue s’être parfois ennuyée, mais «j’ai tout aimé», s’exclame-t-elle. La messe est dite.

Auteur: Emily Lugon Moulin

Photographe: Christophe Chammartin