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1 décembre 2014

Alain Auderset: la foi qui déplace les bulles

Alain Auderset sort le troisième tome de sa BD «Marcel» et fête ses vingt ans de carrière. Rencontre à Saint-Imier (BE) avec un artiste engagé, obstiné, à l’énergie intacte.

Alain Auderset, dessinateur BD
Photos Prune Vermot

Bouillonnant, intarissable, sans âge. Une bandana plantée sur la tête façon corsaire, des jeans troués et toujours prêt à faire le pitre. Alain Auderset, 46 ans improbables, est un bédéaste autodidacte, qui oscille entre le trublion et le prédicateur sympathique.

Habité, il l’est. Par un univers foisonnant et par une foi déclarée qui lui a permis de sortir huit albums en vingt ans, dont les «Marcel» et les «Idées reçues». Son premier tome, qu’il appelle volontiers «la star de l’atelier», s’est vendu à 64 000 exemplaires. Et a même été traduit en sept langues jusqu’en Chine!

Des BD à son image, entre blagues potaches et sagesse millénaire pour un trait foisonnant et plein de tendresse. «Il y a toujours un deuxième ou troisième sens dans mes planches. Je cache des choses dans les détails… En fait, j’aime faire rire et réfléchir sur les questions existentielles. C’est le meilleur moyen de se changer soi-même et peut-être la société.»

Alors que, gamin, il se rêvait cinéaste ou guitariste de rock, Alain Auderset a viré dessinateur à cause d’une BD chrétienne. «A 15 ans, j’ai découvert «Tournesol». J’ai commencé à parler à Dieu et ça a réveillé tout ce qui était créatif en moi.»

Depuis, il n’a plus lâché ni le crayon ni la foi. Mais sans prosélytisme. «Je ne considère pas que je fais de la BD religieuse. Je donne des pistes pour le bonheur, que l’on soit croyant ou non!»

Le site d'Alain Auderset

Une journée dans la vie d'Alain Auderset

Auteur: Patricia Brambilla