Archives
30 juin 2014

Allô docteur smartphone?

Coque pour mesurer sa pression artérielle, accessoire pour tester son taux de cholestérol ou app santé, les smartphone se muent en de véritables trousses médicales.

Quand nos smartphones remplacent notre médecin... (Photo: Prisma)

Un petit coup de chaud? Une question au sujet de votre taux de cholestérol, une inquiétude quant à votre pression artérielle? Plus besoin d’aller chez le médecin, docteur smartphone est là pour prendre soin de vous. Baptisée «quantified self» – moi quantifié - la tendance déferle sur le monde de la santé.

Il faut dire que le marché est lucratif: bracelets d’activité, app santé ou accessoires à fixer sur son smartphone: tout est bon pour rendre le monde numérique indispensable en matière de santé au quotidien. Parmi les dernières nouveautés, citons le Pulse lancé ce printemps par la firme française Withings. Ce bracelet permet d’enregistrer l’activité physique, d’analyser le sommeil et de relever la fréquence cardiaque.

Ce bracelet permet d’enregistrer l’activité physique, la fréquence cardiaque et d’analyser le sommeil.

Côté smartphone, la coque à fixer sur son Iphone (à partir du 4s) mise au point par la société Azoi promet de faire le buzz. Baptisée «Wello» , elle offre de prendre sa température, sa pression artérielle ou encore de mesurer son taux d’oxygène dans le sang. Il y a mieux: à l’état de prototype, la SmartCard se fixe sur un smartphone et permet de lire le taux de cholestérol d’un échantillon sanguin.

Dérive marketing ou réelle avancée sanitaire?

Développé par des chercheurs de l’Université de Cornell aux Etats-Unis, l’accessoire améliore les capacités de l’appareil photo. Ce dernier peut ainsi analyser une languette sur laquelle ont été déposées quelques gouttes de sang. Un progrès scientifique qui, selon ses concepteurs, pourrait simplifier considérablement la donne et réduire les coûts liés aux tests en laboratoire. Dérive marketing ou réelle avancée sanitaire? Une chose est sûre, comme le souligne le professeur David Erickson, responsable du projet: «Les smartphones ont le potentiel d’aborder des questions sanitaires en éliminant le besoin spécialisé.» Reste à les utiliser intelligemment.

© Migros Magazine – Viviane Menétrey

Auteur: Viviane Menétrey