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26 janvier 2015

Au pays des merveilles

Apprenti polymécanicien chez Midor SA, Severin Steinmann contrôle et répare les installations de production qui élaborent les savoureuses spécialités de carnaval.

Severin Steinmann
Pour changer la pièce d’une machine, Severin Steinmann doit faire preuve d’une grande habileté.

Selon le journal alémanique Blick am Abend, les merveilles de carnaval Migros comptent parmi les dix raisons d’être un fan invétéré du distributeur. Pour le quotidien en effet, Midor, qui élabore ses savoureuses spécialités, serait en possession de la meilleure des recettes. C’est bien sûr avec fierté que les collaborateurs de cette société, la première-née des entreprises de la M-Industrie, accueillent ce type de compliment. Severin Steinmann n’y fait pas exception. Le jeune homme de 19 ans est l’un des vingt-cinq apprentis qui suivent actuellement une formation chez Midor à Meilen (ZH) dans l’une des huit catégories de métiers proposées.

Bricoleur dans l’âme et fasciné par les machines

Severin Steinmann, qui a choisi un apprentissage de polymécanicien, est aujourd’hui en troisième année de formation. «J’ai toujours aimé bricoler mon vélo», se rappelle le jeune homme.

Lorsque la journée nationale «Futur en tous genres» a été annoncée, Severin Steinmann, alors à l’école secondaire, s’est senti un peu angoissé: il ne savait pas quelle voie choisir. Une connaissance a alors son attiré attention sur Midor.

Ce que j’y ai vu m’a fasciné. Toutes ces machines et ces tapis roulants qui traversaient parfois plusieurs salles, c’était juste génial.»

Cet enthousiasme n’étant pas retombé suite à un stage professionnel, il a envoyé sa candidature à l’entreprise spécialisée dans la production de biscuits et de crèmes glacées.

Dans une structure telle que Midor, les polymécaniciens sont sollicités tous les jours. C’est que plusieurs installations ont été développées sur place et, au quotidien, le personnel constate souvent des améliorations et optimisations possibles.

La mise en œuvre de ces idées, conformément aux dessins des ingénieurs, relève de la compétence de Severin Steinmann et de ses collègues. Le cœur de la machine qui permet de confectionner les merveilles de carnaval est d’ailleurs lui-même une construction originale. La chaîne de production se distingue par quelques secrets de fabrication, dont la paternité revient à des ingénieurs mécaniciens inventifs et à des collaborateurs de Midor particulièrement innovants.

Ici, 120 kilos de pâte fraîche sont préparés et abaissés très finement toutes les sept minutes. Une machine spéciale découpe des pâtons ronds, qui sont brièvement trempés dans un bain d’huile chaud avant de refroidir sur une installation prévue à cet effet.

Severin Steinmann, qui se décrit comme un «véritable omnivore», apprécie beaucoup ces pâtisseries: «Mais les Petit-beurre au chocolat et les Blévita comptent aussi parmi mes favoris.»

L’usinage de pièces de rechange et d’outils fait également partie de la formation de base des apprentis.

Les deux premières années, j’ai découvert le tournage, le fraisage et le forage.»

Outre le vrai travail manuel, il faut programmer les machines qui fabriquent les pièces de rechange à l’aide d’ordinateurs. «Je dessine une ébauche et je la complète avec les données exigées», révèle le jeune homme.

La plupart du temps, la formation de polymécanicien qui dure quatre ans mène Severin Steinmann au département pâtisserie. Aujourd’hui justement, l’une des quatre lignes de production des célèbres merveilles de carnaval pose problème.

«Quand une machine ne fonctionne plus, cela revient vite très cher, affirme l’apprenti après avoir jeté un coup d’œil à l’intérieur de l’installation. Cela peut être un peu stressant quand la pièce de rechange nécessaire n’est pas disponible dans l’entrepôt. Mais heureusement, nous avons la possibilité de fabriquer nous-mêmes une grande partie des pièces.»

Une formation qui offre de nombreux débouchés

Afin d’assurer une fluidité d’exploitation maximale, les installations sont entretenues à intervalles réguliers.

Lors des révisions, il peut m’arriver de travailler deux semaines sur une machine»,

assure ce sportif passionné, qui se maintient en forme en salle de musculation et aime skier en hiver. «Chaque mécanicien est responsable de deux chaînes de production; je les aide dans leurs tâches, nous confie Severin, qui apprécie l’autonomie qu’offrent ces tâches. Je répartis moi-même mon temps de travail.»

A l’école professionnelle, notre jeune homme est désormais convaincu qu’il suivra une formation continue l’an prochain après son apprentissage. «Le métier d’ingénieur mécanicien m’intéresse beaucoup, mais je m’orienterai peut-être vers celui d’ingénieur en environnement. Je n’ai pas encore pris ma décision. En tant que polymécanicien, les options sont nombreuses.»

Une fois cuites, les merveilles de carnaval arborent un beau teint doré.
Une fois cuites, les merveilles de carnaval arborent un beau teint doré.
Saupoudrées 
de sucre glace, elles sont conditionnées puis acheminées par toboggan dans un entrepôt.
Saupoudrées 
de sucre glace, elles sont conditionnées puis acheminées par toboggan dans un entrepôt.
Saupoudrées 
de sucre glace, elles sont conditionnées puis acheminées par toboggan dans un entrepôt.
Saupoudrées 
de sucre glace, elles sont conditionnées puis acheminées par toboggan dans un entrepôt.
Après le travail, Severin Steinmann aime aller faire du sport.
Après le travail, Severin Steinmann aime aller faire du sport.

Photographe: Christian Schnur