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30 novembre 2015

Avez-vous pensé au covoiturage?

Plus qu’un mode de transport avantageux, partager un trajet régulier est un acte citoyen et écologique qui permettrait de régler, en grande partie, les problématiques liées au trafic des pendulaires.

Deux femmes en train de rire dans une voiture
La voiture, c’est un peu comme la fondue: c’est plus sympa quand on la partage! (Photo: Gallery Stock)

En Suisse, 53% des 3,8 millions de pendulaires se déplacent en voiture. Bien que l’offre des transports publics s’améliore d’année en année, l’automobile reste le moyen de déplacement le plus apprécié dans nos contrées. Mais sa popularité mène à la surcharge d’un trafic toujours plus intense et à la perte de temps qui en découle.

Le problème est facilement identifiable: entre 1980 et 2012, le parc automobile suisse a doublé. En vingt ans, la proportion de personnes qui exercent leur activité professionnelle hors de leur zone d’habitation a considérablement augmenté et la majeure partie des automobilistes qui se rendent au travail voyagent seuls. En moyenne, on compte 1,14 occupant par voiture, sachant que la plupart des voitures ont la capacité de transporter confortablement quatre adultes.

Pourtant, une solution permet de garder la plupart des avantages de la voiture, d’alléger le trafic et de réduire les coûts et la pollution: le covoiturage.

Quelle plateforme choisir?

Elle diffère selon ses besoins. Par exemple, un usager dont les déplacements se font principalement en Suisse romande et en France voisine se dirigera sur e-covoiturage.ch, alors qu’un voyageur à destination de la Suisse alémanique préférera le site mitfahrgelegenheit.ch.

Des portails tels que le français blablacar.fr, présent dans 19 pays, l’italien roadsharing.com ou encore le luxembourgeois karzoo.eu proposent des itinéraires allant du petit trajet quotidien aux grandes escapades comme un Zurich-Amsterdam ou un Madrid-Varsovie. En général, le site internet de votre ville ou de votre canton propose également des liens vers des plateformes de covoiturage.

Le covoiturage à la carte

Une fois l’inscription faite, le détenteur d’un véhicule renseigne sur son itinéraire, la fréquence de celui-ci, le nombre de places qu’il propose, s’il est d’accord ou non de faire des étapes et le montant de la participation aux frais qu’il demande. L’utilisateur non motorisé se contentera d’enregistrer quelques informations personnelles et d’entrer son trajet idéal, s’il ne le trouve pas déjà en parcourant les offres.

Il est aussi possible d’effectuer des trajets non-fumeurs, sans animaux avec une personne peu bavarde... ou l’inverse. Il existe également une option destinée aux femmes pour des voyages exclusivement féminins pour celles qui seraient réticentes à l’idée de monter dans la voiture d’un inconnu.

Sur la majorité des sites, des icônes indiquent les préférences des voyageurs. Lorsqu’un itinéraire correspond aux attentes de l’utilisateur, il valide son choix et il sera mis en contact avec son covoitureur afin de s’accorder sur les derniers détails.

La rémunération

Les paiements sont sécurisés et transitent par le site internet de covoiturage. Aucun argent liquide n’est échangé entre les usagers, ce qui permet d’éviter les fraudes ainsi que les mauvais payeurs. Les passagers paient à l’avance et reçoivent un code de réservation à présenter au chauffeur. A la fin de la course, le conducteur saisit le code du passager et reçoit la somme convenue sur son compte bancaire.

La confiance

Les utilisateurs peuvent ensuite évaluer leurs compagnons de route. Un conducteur ponctuel, avec une conduite agréable et une voiture propre ou un passager courtois qui aura pensé à amener des croissants pour la route auront de meilleures chances de pouvoir partager leurs trajets.

Auteur: Leïla Rölli