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9 novembre 2015

Le pro de la promo

Radio, télévision, presse: Bastian Baker est partout lorsqu’il s’agit de promouvoir son troisième CD, «Facing Canyons». Un album folk et funk qui dévoile l’homme derrière le chanteur.

Bastian Baker photo
Bastian Baker enchaîne les entretiens à l’occasion de son troisième opus, «Facing Canyons».

Jeune et talentueux

Plus que confiant quant au succès à venir de Bastian Baker, Migros Magazine était l’un des premiers journaux à consacrer sa une à ce jeune talent en train d’éclore. C’était en 2011, et l’auteur-compositeur-interprète était encore quasiment un inconnu. Quatre ans et cinq cents concerts plus tard, la donne a bien changé et, promotion oblige, le Vaudois citoyen du monde enchaîne les entretiens à l’occasion de son troisième opus, Facing Canyons .

Outre l’empressement des médias, Bastian Baker doit aussi faire face à l’engouement des fans. Selfies, dédicaces: l’homme est sans cesse interpellé dans la rue. A lui de sortir sur commande son plus beau sourire, un mot sympa. «Cela ne me dérange pas, car les gens sont gentils. Et si j’ai besoin de tranquillité, je reste tout simplement chez moi.»

Malgré le succès, Bastian Baker a su rester aussi humble qu’honnête. Pour le reste, oui, l’artiste n’est plus le même. Il a grandi. Il signe ici un troisième album funk et folk comprenant des titres joyeux ou plus tristes, enragés ou carrément dansants, qui tous traduisent un moment de sa vie. Il signe même quelques pépites qui risquent bien de le propulser au rang des meilleurs songwriters de sa génération. Mais où Bastian Baker s’arrêtera-t-il?

Une journée avec Bastian Baker

7h: Sur les ondes de Rhône FM «L'adrénaline est mon moteur. Me lever tôt ne me pose pas de problème, surtout pour aller sur Rhône FM. Pour construire le succès d’un artiste, passer à la radio est essentiel. Encore plus que la télévision.»

9h: Avec «Le Nouvelliste» «Dans la très grande majorité des cas, j’ai un bon rapport avec la presse écrite, même si je sais que je parle trop et que le journaliste aura de la peine à synthétiser le tout. Quant aux séances photos, cela fait partie du jeu. Cela ne me dérange pas.»

10h: Avec les fans «Dans la salle des rotatives, Le Nouvelliste a organisé un showcase avec les gagnants d’un tirage au sort. J’aime le contact avec mon public.»

12h: Entre Sion et Genève «Ces dernières années, j’ai sillonné la planète de long en large. Ces voyages ont été une grande source d’inspiration pour mon nouvel album. En Suisse, j’aime me ressourcer chez mes parents ou aux Diablerets. J’y vais d’ailleurs toujours avant un enregistrement pour faire le plein d’énergie.»

15h: Chez Alain Morisod «Nous répétons deux chansons en vue de l’enregistrement des Coups de cœur d’Alain Morisod spécial Noël qui seront diffusés le 19 décembre. Savoir qu’une grand-maman vient me voir avec sa petite- fille me fait beaucoup plaisir. La musique doit réunir.»

17h: Le temps d’une pause «Il n’y a pas d'heure pour composer. Cela peut être le matin ou le soir, dans un avion ou en attendant quelqu’un. Et comme je ne suis pas d’un naturel anxieux, je ne pense jamais au stress de la page blanche.»

20h: Avec Darius «Je me réjouis d'être l’invité de Darius Rochebin : l’actualité m’inspire. J’ai par exemple écrit le titre Charly from Sydney en suivant en direct à la télévision la prise d'otages qui a eu lieu dans un café australien. Ces gens étaient au mauvais endroit au mauvais moment, et cela m’a beaucoup touché.»

Texte © Migros Magazine – Pierre Wüthrich

Auteur: Pierre Wuthrich

Photographe: François Wavre/Lundi13