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2 mars 2015

Beaucoup de responsabilités, ça détend

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat

Le saviez-vous?
Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.
Isabelle Kottelat photo
Isabelle Kottelat.

Quand on est tout en haut, la vue est belle. On respire. Tout en bas, les nuisances des voisins ­limitées. En sandwich au milieu, on est incommodé par-dessus et dessous. ­Finalement, la vie au ­travail, c’est comme dans un immeuble. Et c’est ­prouvé.

Les cadres qui sont au milieu de la hiérarchie sont les plus stressés. Pourtant, ce sont les grands de ce monde qu’on imagine croulant sous un poids insupportable de responsabilités et de stress les envoyant directement en burn-out. Mais non. Les hauts dirigeants (économiques, politiques ou militaires) sont plus détendus que les chefs moyens, a démontré une étude à l’Université de Californie. Parce qu’ils ont un pouvoir de contrôle sur eux, sur la situation et ont les moyens de faire ce qu’on leur demande. Les chefs observés (officiers et fonctionnaires à différents niveaux du gouvernement et de l’armée américains) présentaient des taux de cortisol plus faibles (l’hormone du stress) que ceux occupant des postes moins puissants.

Et la vie des animaux nous prouve une fois de plus qu’on est bel et bien un animal. Une étude de l’Université de Liverpool a confirmé que chez les macaques – conclusions identiques chez les babouins –, les individus les plus stressés occupaient des rangs hiérarchiques intermédiaires. Obligés de gérer plusieurs conflits à la fois, avec ceux du dessus et ceux du dessous. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Auteur: Isabelle Kottelat