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5 août 2013

Bénévole dans un centre de réhabilitation d'oiseaux marins en Afrique du Sud

Passer ses journées à la plage? Très peu pour Seraina Schmied, 32 ans, qui a préféré nourrir des manchots parfois récalcitrants.

Femme nourrissant un manchot

Si c’est avant tout pour aller à la rencontre des grands requins blancs que la Bâloise Seraina Schmied s’est envolée pour Le Cap, c’est finalement au chevet de manchots qu’elle a passé le plus clair de son temps. «C’était il y a deux ans, raconte-t-elle. Suite à des changements dans ma vie privée, j’ai décidé de quitter mon job et mon appartement. Comme je rêvais depuis toujours de visiter l’Afrique du Sud, je me suis inscrite dans un programme de bénévolat auprès d’une agence qui organisait des séances de plongée avec les requins...» A l’abri d’une cage, bien évidemment!

Après un mois en compagnie de ces grands carnassiers – «Ils ne sont pas du tout comme on se l’imagine: ils ne montrent pas souvent leurs dents et ne passent pas leur temps à poursuivre tout ce qui bouge...» – elle décide de rejoindre un centre de réhabilitation pour oiseaux marins victimes de marées noires, d’attaques de phoques ou tout simplement de maladies. Principaux patients de cet hôpital pour animaux, outre les cormorans, pélicans, goélands et autres volatiles: les manchots du Cap. «J’adore la grâce avec laquelle ils se déplacent dans l’eau. Rien à voir avec leur façon un peu maladroite de marcher!»

Des journées rythmées par les soins aux animaux

Au programme de ses journées? Nettoyage des piscines et des enclos, préparation de la pitance – principalement des poissons – et des médicaments des pensionnaires, soins divers et variés. «Ce n’est pas facile de nourrir un manchot! Il faut le maintenir fermement entre les genoux, lui ouvrir le bec et lui présenter un poisson. Certains l’avalent sans faire d’histoire, mais d’autres se méfient des humains et ont tendance à se débattre et le recracher...»

A éviter également, les coups de bec que ne manquent pas d’envoyer ces charmantes bestioles qui restent après tout des animaux sauvages. «Tous les bénévoles portent des gants ainsi que des protections pour les poignets et les avant-bras.» Malgré ces précautions, on ne peut éviter les incidents. «Mais quand arrive le jour de relâcher les oiseaux dans la nature, une fois qu’ils sont rétablis, on se dit que la moindre égratignure en valait la peine! On s’habitue même à l’odeur du poisson. Les journées sont exténuantes, mais durant ces deux mois au centre, je me suis beaucoup plus amusée que si j’étais restée allongée sur une plage à ne rien faire!»

Auteur: Tania Araman

Photographe: Corina Vögele (illustration)