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30 juin 2014

Bien-être animal: les efforts de Migros paient

En Hongrie, les producteurs de dindes travaillant pour Migros respectent les directives suisses. Une émission de défense des consommateurs le montre.

Dindes hongroises
Le jardin d’hiver couvert des installations hongroises a été particulièrement bien noté.

L’émission «Kassensturz», l’équivalent suisse alémanique d’«A bon entendeur», est connue pour ses enquêtes sans concession. A l’occasion de la dernière émission, les journalistes ont passé au crible les exploitations d’engraissement, émettant de vives critiques à l’encontre des producteurs et des distributeurs. Migros, cependant, est épargnée par ces attaques: l’enseigne reçoit au contraire les louanges de «Kassensturz» pour l’élevage de dindes de son fournisseur hongrois, qui se conforme aux directives suisses en matière de protection animale.

Le détaillant démontre ainsi qu’il s’intéresse de très près aux méthodes de ses partenaires étrangers et qu’il assume ses responsabilités. Il l’a d’ailleurs promis dans le cadre de son programme de durabilité Génération M: d’ici à 2020, tous ses produits importés devront être fabriqués dans le respect des standards suisses. Un engagement qui lui a récemment valu de remporter le Swiss Ethics Award.

Travaillant en étroite collaboration avec Migros, le sous-traitant hongrois a adapté sa production de dindes aux directives suisses. Pour ce faire, il a fallu reconstruire ou réaménager une trentaine de poulaillers. Les bêtes ont désormais davantage d’espace, elles ont accès à un jardin d’hiver et peuvent profiter de la lumière du jour et des perchoirs mis à leur disposition.

Migros ayant autorisé en tout temps les reporters de «Kassensturz» à visiter l’exploitation magyare sans s’annoncer, ces derniers ont pu se faire une idée des conditions d’élevage sur place en toute indépendance. Accompagnés par la zoologiste Nadja Brodmann, de la Zürcher Tierschutz, ils ont inspecté les halles lors d’une visite surprise: «Toutes sont munies d’enclos extérieurs, de sorte que les volailles peuvent respirer de l’air frais et jouir de la lumière naturelle. […] La superficie offerte aux quelque 1800 dindes correspond aux normes suisses», rapporte «Kassensturz».

Bilan de l’enquête: à quelques détails près, l’élevage se plie aux exigences de la législation suisse. «Certaines parties de l’exploitation atteignent même la norme Système de stabulation particulièrement respectueux des animaux (SST). » Nadja Brodmann, elle aussi, se montre satisfaite: «Il s’agit d’une approche responsable sur le plan éthique.»

Visionner l'émission «Kassensturz» du 24 juin 2014 (en allemand, sujet «Dindes»
dès 15 min. 50).

Auteur: Andreas Dürrenberger

Photographe: Jorma Müller