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19 septembre 2016

Bien manger sur le pouce

Le traditionnel jambon-beurre avalé entre deux rendez-vous à la pause de midi n’est pas une fatalité. Sans le jeter aux orties, il est tout à fait possible de varier les plaisirs en mangeant sainement.

Il est tout-à-fait possible de manger sainement sur le pouce à midi.

Le temps de la pause de midi où l’on se retrouvait à la table familiale ou au restaurant fait depuis longtemps partie du passé. Si certains chanceux peuvent rentrer chez eux, il est de plus en plus fréquent de manger sur le pouce entre deux rendez-vous de travail. A ce jeu-là, sandwich et fast-food forment un duo indétrônable. Pourtant, des alternatives à l’éternel jambon-beurre ou au tomates-mozzarella existent, note Laurence Margot, diététicienne, responsable de Fourchette verte Vaud. «Il est important de maintenir un apport suffisant en légumes, protéines et farineux. Il y a les salades bien composées, c’est-à-dire pas uniquement de légumes, mais avec des protéines, que ce soit des dés de jambon, des crevettes, un œuf, du fromage ou des pois chiches, et des farineux comme un morceau de pain ou des pâtes.

On peut aussi imaginer prendre un pique-nique composé d’une soupe ou d’une salade accompagnée d’un peu de pain, de viande séchée ou de fromage, ou encore des sushis et une salade d’algues.»

Une affaire de dosage

Autant de plats qui offrent une autre approche du «vite fait bien fait» sans bannir à vie les sandwichs ou le fast-food. Car accompagnés d’une salade ou d’une soupe, ils forment un repas tout à fait équilibré. L’enjeu étant de bien choisir et de doser différemment.

«Si l’on a envie d’un kebab, on peut par exemple demander moins de viande et davantage de légumes ou la remplacer par des falafels, relève Laurence Margot. Et si on opte pour le chinois, on privilégiera le sauté de nouilles aux légumes et au poulet plutôt que le porc caramélisé.»

Car nous sommes instinctivement attirés par ce qui est gras et sucré, héritage de la préhistoire où l’homme, lorsqu’il trouvait à manger, se gavait de graisse et de sucre pour survivre en période de vaches maigres. «Cette époque est révolue depuis longtemps», sourit la diététicienne. Nul besoin d’ingurgiter les 3000 calories quotidiennes nécessaires à un bûcheron quand on travaille derrière un écran. La recette d’un bon repas sur le pouce? Manger léger et s’hydrater suffisamment pour favoriser la concentration.

Texte © Migros Magazine – Viviane Menétrey

Auteur: Viviane Menétrey

Photographe: Filipa Peixeiro