Archives
15 février 2016

Un mariage plutôt réussi

Après avoir fait couler beaucoup d’encre lors de sa présentation, le Priv débarque en Suisse. Cet appareil haut de gamme passe sur Android tout en gardant le meilleur du Blackberry. Toujours orienté productivité, il a renforcé quelque peu ses capacités multimédia.

Le tout nouveau Priv photo
Le tout nouveau Priv.

Le tout nouveau Priv constitue sans doute la dernière carte (à puce) pour Blackberry. Mais s’agit-il d’un baroud d’honneur vain devant les poids lourds du marché des smartphones comme l’Iphone, le Galaxy ou les HTC et LG? Les chiffres de vente trancheront. En attendant, en main, le constat s’impose: le fabricant canadien a tenté de mettre toutes les chances de son côté. Il s’agit clairement d’un terminal haut de gamme, avec son grand écran (5,4 pouces et Amoled, avec un excellent contraste) incurvé façon S6 Edge, un bloc-écran en aluminium ou un mécanisme de clavier inspirant confiance.

En adoptant (enfin?) Android, ensuite. Le système d’exploitation spécifique à la marque ne pouvait définitivement plus concurrencer ceux, très aboutis et largement diffusés, d’Apple et de Google. Le Priv tourne donc sous Android Lollipop, avec une mise à jour déjà prévue vers le dernier Android 6.0 (Marshmallow) sans que la date ne soit clairement annoncée.

L’utilisateur profite donc des très nombreuses applications du Play Store, mais aussi de deux petites spécificités. En matière de sécurité d’abord, d’où son nom, puisque Priv vient de… privacy. La partie visible s’appelle Blackberry DTEK et permet de restreindre l’accès aux renseignements personnels ou à la localisation. Pas très différent de ce qu’offrent déjà les paramètres Android. En revanche, la firme offre toujours le chiffrement de l’ensemble des données du téléphone ou encore l’effacement après dix entrées de déverrouillage erronées.

L’avantage du clavier physique

Voilà qui pourrait plaire aux professionnels véhiculant des données sensibles, une fois de plus. Et puis il y a le clavier physique. Les touches rétro-éclairées apparaissent d’un simple mouvement du pouce. L’équilibre reste bon, mais la majorité devra utiliser ses deux mains pour la frappe. Avec des résultats excellents. Si l’amélioration constante des pavés tactiles est réelle, le clavier physique conserve sans doute l’avantage, surtout lorsque l’on saisit des e-mails ou de longues notes. Quitte à conserver le clavier virtuel, également excellent, pour les courts messages. Cela suffira-t-il au succès de ce Priv? Peut-être puisqu’il faudra faire avec les désavantages de sa conception: un appareil pas spécialement léger (192 g) ni fin (9,4 mm clavier retranché). Et à la taille réellement XXL une fois le clavier déployé.

Le Blackberry Priv (32 Go) est en vente chez Digitec au prix de 749 francs sans abonnement. Offres chez les trois opérateurs à partir de 0 franc. www.digitec.ch

Texte: © Migros Magazine | Pierre Léderrey

Auteur: Pierre Léderrey