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3 janvier 2012

Bonne année…

Jean Ammann, journaliste et chroniqueur à "La Liberté", nous souhaite une bonne année 2012.

Jean Ammann
Jean Ammann, journaliste et chroniqueur à "La Liberté"

C’est de saison, nous nous souhaitons une bonne année 2012, et ceux qui se dispenseraient de cette formule inaugurale passeraient pour de fieffés goujats. Donc, bonne année à vous tous, que le malheur vous épargne!

Plus sérieusement, et sans être pessimistes, posons-nous la question suivante: qui, raisonnablement, s’apprête à passer une bonne année 2012?

Commençons à l’échelle locale: mon beau-frère est le nouveau préfet de la Gruyère. A peine vient-il d’inaugurer la télécabine du Moléson que l’affaire de Cerniat lui tombe sur le paletot: dans la paisible vallée du Javre, les citoyens s’écharpent autour d’une route de montagne qu’un contribuable juge trop pentue. Bonne année, cher beau-frère, nous te souhaitons bien du plaisir dans le vaste chantier qui consiste à aplanir les montagnes.

A l’échelle nationale, ensuite: Alain Berset est le nouveau conseiller fédéral en charge du Département de l’intérieur. Pour mémoire, ce département n’a pas changé de nom depuis 1848. C’est parce que personne n’a trouvé utile de rebaptiser le mot «emmerde». Pour mémoire, ce département est chargé de lutter – je résume – contre la pauvreté, la maladie, le racisme, l’inculture, l’analphabétisme et les intempéries, puisqu’il chapeaute Météosuisse. Si vous êtes pauvres, malades, ostracisés, incultes, analphabètes et inondés, c’est désormais auprès de Monsieur Alain Berset que vous devez vous plaindre. Si vos lunettes ne sont plus remboursées, faites-le savoir à Alain Berset. Bonne année, cher Alain.

Au niveau mondial, j’hésite, car l’année 2012 s’annonce prometteuse pour tout plein de potentats. Il y a bien sûr, Barack Obama, qui, après avoir démocratisé l’Irak en deux coups de cuillère à pot, s’achemine vers une campagne électorale étale. D’ailleurs, en Irak même, le président Jalal Talabini passe une chouette Saint-Sylvestre auprès de son vice-président sunnite, lui-même poursuivi par le premier ministre chiite. Mais au moment d’aborder 2012, allez savoir pourquoi, j’ai une pensée pour ce brave Lucas Papademos qui, depuis le 10 novembre, dirige la Grèce. C’est le cas de le dire: ευτυχισμένο το Νέο Έτος (bonne année en grec) cher Lucas (merci à Google traduction).

Auteur: Jean Ammann