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18 août 2014

Camps Nature: formation pour moniteurs

Chaque année, avec le soutien de Migros, le WWF organise plus de 60 camps de vacances pour enfants et adolescents. Grâce à des cours spéciaux, les futurs moniteurs seront fin prêts pour cette aventure passionnante.

Portrait de Christine Buser
En octobre 2014, Christine Buser fera partie pour la première fois d’une équipe de cinq moniteurs en charge d’un camp Nature.

Dans le gîte «Schanz», à Wassen (UR), se tient une partie des cours organisés cette année par le WWF à l’intention des moniteurs de camps Nature . A cette occasion, dix-neuf jeunes adultes – seize femmes et trois hommes – recevront une formation de base d’une semaine, afin de pouvoir codiriger par la suite l’un des quelque 60 camps annuels du WWF destinés aux enfants et aux adolescents.

Tous les ans, environ 350 personnes effectuent bénévolement plusieurs milliers de jours de travail au profit de l’association. «Sans eux, il serait impossible de mener notre projet à bien», assure Fabia Fischli, responsable des camps Nature du WWF Suisse.

Migros soutient ce programme depuis plusieurs années. Dans le cadre de Génération M, l’enseigne a en effet promis de sensibiliser pas moins de 200 000 enfants et adolescents aux problématiques environnementales d’ici 2015 (voir encadré).

Christine Buser, actuellement stagiaire du WWF, compte parmi les apprentis moniteurs. Si ses études de géographie et de sciences de la Terre font d’elle une experte, elle a cependant peu d’expérience en matière d’encadrement. Mais les quelques journées découverte du WWF l’ont véritablement enthousiasmée:

Je n’imaginais pas à quel point les enfants pouvaient être fascinés par la nature!»,

s’émerveille-t-elle.

Le planning de la formation est chargé. En plus de l’organisation, de nombreux modules sont consacrés à la fonction d’encadrement et à l’écologie au quotidien. Concrètement, cela implique par exemple de rejoindre le gîte en transports publics, de cuisiner des produits régionaux ou encore de limiter la consommation de viande.

Le responsable Daniel Mülli, zoologue et pédagogue de la nature, présente plusieurs approches permettant d’intégrer l’éducation à l’environnement au camp. Dans la forêt, Daniel Mülli a dispersé divers objets qui ne devraient pas s’y trouver, notamment un verre ou un bouchon de liège.

Les participants ont pour tâche de scruter les environs depuis le sentier forestier afin de découvrir autant d’éléments intrus que possible. But de la manœuvre: exercer le regard et affûter les sens.

Idem pour la botanique: les jeunes gens, répartis en binômes, partent à la recherche de certains végétaux pour pouvoir ensuite évoquer leurs caractéristiques – par exemple celles des millepertuis, connus pour leurs vertus euphorisantes.

L’ambiance est excellente, tout le monde joue le jeu!»,

se réjouit le responsable. Même la pluie ne parvient pas à gâcher la fête. Christine Buser paraît satisfaite de l’enseignement qu’elle reçoit.

Je me sens de jour en jour mieux armée pour assumer cette responsabilité»,

affirme-t-elle.