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28 novembre 2016

Ce discret prédateur

Farouche, l’hermine est l’un des plus petits carnivores d’Europe et se nourrit essentiellement de campagnols. Sa population tend à diminuer en Suisse.

L’hermine est mince et agile. Elle est particulièrement friande de campagnols.

Si tu as la chance de croiser le chemin d’une hermine cet hiver, elle aura certainement revêtu son pelage blanc. Ce mammifère fin et souple mue en effet à l’approche de la saison froide et quitte son habit brun. Le bout de sa queue, lui, reste noir tout au long de l’année. C’est d’ailleurs ce qui le distingue de sa cousine la belette. Tous deux sont classés dans la famille des mustélidés. Carnivore, notre petit prédateur est particulièrement friand de campagnols terrestres (il en consomme entre trois et huit par jour!). Les années où ces derniers se font rares, la population des hermines diminue aussi. D’ailleurs, elles sont de moins en moins nombreuses sur le Plateau suisse. En cause, la dégradation du paysage par l’urbanisation, l’intensification de l’agriculture et la densification du réseau routier. Outre les campagnes, les marais et les abords des cours d’eau, où elles se plaisent à élire domicile, on peut également rencontrer des hermines en montagne, jusqu’à 3000 mètres d’altitude. En revanche, elles vivent rarement en forêt. Leur longueur, qui, queue incluse, peut osciller de 16 à 31 centimètres pour un mâle, dépend de leur région d’habitation. En Suisse, plusieurs projets de surveillance et de conservation ont vu le jour ces dernières années, afin d’éviter la disparition de l’hermine et d’autres petits carnassiers comme le putois et la belette.

Texte © Migros Magazine – Tania Araman

Auteur: Tania Araman