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7 novembre 2016

Ces émotions qui nous tuent

Oui, l’état de santé influence les émotions – qui reste joyeux, cloué au lit avec une bonne grippe? Le contraire est vrai aussi. Et fortement. La colère, par exemple, raccourcit drastiquement les vies. Différentes études ont montré l’importance de son rôle, notamment dans les morts prématurées.

Photomontage symbolisant la pensée et l'inconscient
Ne vous mettez pas trop facilement en colère si vous voulez vivre plus longtemps…

Le Dr Redford Williams, de l’Université de Duke, aux Etats-Unis (lien en anglais), a étudié le taux d’agressivité d’un groupe de 2000 ouvriers à vingt-cinq ans d’intervalle.

Seulement 20% de ceux qui présentaient une faible tendance colérique étaient décédés un quart de siècle plus tard, contre 30% de ceux qui manifestaient un haut degré de colère. Morts, eux, de maladies cardiaques, cancers et autres accidents.

Dans une autre étude, réalisée entre les années 1950 et 1970, le même Williams a confirmé ces résultats sur des étudiants. Il a même remarqué que la plupart des décès enregistrés chez ceux qui étaient colériques étaient survenus avant l’âge de 50 ans.

Des chercheurs de l’Ecole médicale de Harvard (USA) ont de leur côté démontré un lien entre colère et accident cardiaque. Comme dans les films, c’est l’émotion la plus fréquente avant une attaque. Pire, les plus prompts à la colère qui ont déjà eu une attaque ont trois ou quatre fois plus de risques de mourir dans les dix ans que les autres.

La dépression, quant à elle, empêche sûrement de guérir, qu’il s’agisse d’un cancer, d’une fracture ou d’une transplantation. Et influence même la survenue d’un infarctus!

Texte: © Migros Magazine / Isabelle Kottelat

Auteur: Isabelle Kottelat