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7 avril 2014

Christine Pompéï, la fée de l’imaginaire

Elle a la plume vive et légère. Pour concocter des histoires qui font rêver les gosses. Petit tour sur le carrousel du succès avec une auteure franco-suisse, Christine Pompéï, à Epalinges (VD).

Christine Pompéï, auteure d'histoires pour enfants.
Christine Pompéï, auteure d'histoires pour enfants.

Côté cour, elle est assistante de direction à la RTS. Côté jardin, elle cultive les mots. On pourrait dire aussi que, côté jour, Christine Pompéï gère un planning serré et que, côté nuit, elle écrit. Des livres pour la jeunesse. Des contes de fées, des histoires et des légendes, des récits sur des thèmes plus graves aussi, comme «Le goût du bonheur», qui parle avec finesse de la tristesse d’une mère.

Et surtout, cette série «Les enquêtes de Maëlys», parues aux Ed. Suisse Auzou, petits livres de poche joyeusement illustrés, qui ne quittent pas le top-ten des ventes. Les trois premiers se sont écoulés à 4000 exemplaires chacun. On les étudie en classe et les parents se les arrachent pour improviser des jeux de piste pour les anniversaires. Car l’histoire, conçue chaque fois en sept chapitres, dénoue une intrigue et emmène les jeunes lecteurs dans des régions d’ici, Lausanne, Genève, Chillon et Saillon, pour celui qui vient de sortir…

Avant d’écrire, je me promène avec mes filles, je fais des photos et je m’inspire des lieux.

Ensuite, l’idée mûrit et ça se met en place très vite comme un puzzle», explique Christine Pompéï, yeux de chat qui pétillent et rire sonore. Cette traductrice spécialisée dans la finance, «transformée par la naissance de ses filles», a donc tourné le dos aux affaires pour prendre la plume et la tremper dans l’imaginaire.

jonquilee sur fond neutre pour le concours de Pâques 2014

Avec une quarantaine de livres publiés en cinq ans, soit une douzaine par année, sûr que Christine Pompéï ne connaît pas l’angoisse de la page blanche. Ecrire un jour pour les adultes? «Non,

j’aime écrire pour les enfants et l’enfant qui est en moi.»

Une journée dans la vie de Christine Pompéï

Christine Pompéï dans une classe d'école.

10h Bataille des livres
«Je participe volontiers à la bataille des livres, organisée par les écoles. J’en suis même très fière. J’aime être au contact de mes petits lecteurs. Et si je peux donner envie de lire à un enfant, c’est un merveilleux cadeau.»

Christine Pompéï dans son jardin.

14h Mains dans la terre
«Moi qui suis assez speed, je me détends en jardinant. J’aime avoir les mains dans la terre, semer des petites graines et attendre qu’elles poussent. Ça me calme. Et puis j’adore le parfum du lilas. Ça me rappelle l’enfance, le jardin de mes grands-parents.»

Christine Pompéï, ses filles et leurs copines.

16h Vive le goûter!«Je fais souvent des gâteaux pour mes filles et leurs copines. Il m’arrive aussi de cuisiner avec elles. On aime les décorer ou leur donner une forme originale. On suit des recettes, on essaie, parfois on rate. Mais on ­recommence toujours!»

Petit tour au théâtre
«On va voir quasiment tous les spectacles du Petit Théâtre à Lausanne. On a notre petit rituel, sirop à la rose et tartines avant la représentation. On adore!»

L'un des chats de Christine Pompéï.

Passion chats
«J’adore les félins. Avant, j’en avais peur, mais mes filles en voulaient un et, depuis, c’est la révélation. Aujourd’hui, on en a deux, Minette et Moustache. Ils viennent à côté de moi, la nuit, quand j’écris. Ça m’apaise.»

Christine Pompéï en train de lire une histoire à ses filles dans leurs lits.

20h rituel du soir
«Tous les soirs, même si on rentre tard, je lis des histoires à mes filles. J’aime les initier à des lectures plus longues, comme les romans de Roald Dahl. Je m’assieds sur leurs lits, je mets une lumière tamisée et je fais les voix
des personnages. Je crois que ça m’amuse autant qu’elles!»

Des couvertures des livres de Christine Pompéï.

Des livres à foison
«J’ai publié une quarantaine de livres pour enfants. Dont ceux de la collection Suisse Auzou, qui se passent en Suisse romande. Le tout dernier, «Sur les traces du trésor de Saillon», part sur la piste de Farinet. Je suis fière que cette série marche aussi bien.»

Christine Pompéï en train d'écrire.

21h L’heure de l’inspiration

«Une fois mes filles couchées, je prends mon moment d’évasion. Je m’invente un refuge. J’ai beaucoup plus d’idées pour écrire le soir que le matin. Je me mets par terre avec mes feuilles et les histoires viennent.»

Texte: © Migros Magazine | Patricia Brambilla

Auteur: Patricia Brambilla

Photographe: Loan Nguyen