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18 janvier 2016

Cinéma de poche

Les nouveaux miniprojecteurs – dont la taille excède à peine celle d’un smartphone – affichent des performances insoupçonnées. Nous avons testé le Philips Picopix.

le Philips Picopix PPX4350W photo
Un appareil épatant malgré sa taille modeste.

La tendance est au portatif. Il y a eu d’abord les transistors, puis sont arrivés les laptops, et enfin les téléphones mobiles. Maintenant, ce sont les projecteurs qui ont vu leur taille drastiquement rétrécir, jusqu’à rentrer dans une poche de pantalon. Et d’aucuns rêvent déjà que les futurs smartphones incluent une telle fonctionnalité, comme le prouvent les prototypes de designers amateurs qui fleurissent sur la toile avant la présentation de chaque nouvel Iphone.

Retour à la réalité, pour tester déjà l’un de ces nouveaux projecteurs portables: le Philips Picopix PPX4350W.

Le principal atout de l’appareil, c’est bien sûr sa taille, extrêmement réduite (9,7 x 5,4 x 1,7 cm), et son poids plume (129 g).

Ce gabarit ne lui permet évidemment pas de rivaliser au niveau de la qualité de l’image avec la plupart des modèles de beamers traditionnels, beaucoup plus encombrants et plus chers.

Mais regardons un peu plus dans le détail. D’abord, l’effet «waouh» est bien là lorsqu’on essaie le projecteur pour la première fois. Qu’un si petit appareil parvienne à projeter une image jusqu’à 1,5 mètre de diagonale, c’est bluffant, il faut l’avouer. On pourra même s’essayer à agrandir encore un peu la taille de l’écran si les spectateurs consentent à reculer leur siège…

Plutôt conçu pour les affaires

Le point faible de l’appareil reste la définition de l’image qui n’excède pas les 640 x 360 pixels, ce qui permet de projeter une présentation graphique dans une petite salle de conférence (du moins si l’on a pris soin d’assombrir la pièce). Mais c’est une autre paire de manches pour visionner des vidéos: déjà habitué à la qualité HD de nos téléviseurs, on remarquera vite que l’image manque de détails, lors du visionnage d’un Blu-ray par exemple, ou au cours d’une partie sur Playstation 4.

En connectivité, le Picopix fait en revanche un quasi-sans-faute. L’appareil peut être relié à la source vidéo à l’aide d’un câble HDMI ou sans fil par wifi et Bluetooth. Très utile aussi si l’on décide de raccorder le projecteur à des enceintes externes. Si le système de connexion est très bien adapté à l'univers PC et Android, il est par contre peu compatible avec les produits Apple, pour lesquels il faut obligatoirement une connexion câblée. Et disposer, en outre, de l’adaptateur adéquat.

* En vente sur digitec.ch (Fr. 289.-)

En vidéo: un projecteur maison

Texte: © Migros Magazine – Alexandre Willemin

Auteur: Alexandre Willemin