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4 juin 2012

Comme des larrons en foire

A 20 ans, ils ont créé leur propre festival d’humour dans leur petite station de Champéry (VS). Il ouvre ses portes pour la cinquième fois le 5 juin prochain.

Mathieu Exhenry et Maxime Délez
«Nous voulions organiser un événement pour animer Champéry en été et avons créé Maxi-Rires.»

Il n’y a qu’à voir l’étincelle dans leurs yeux pour comprendre pourquoi ils ont créé un festival d’humour.

«C’est parti d’un défi. On était vraiment culottés, sourit Mathieu. On a contacté des artistes, ça a marché. Tout le monde nous disait que nous étions fous.» L’humoriste Olivier Lejeune est séduit par les jeunes Valaisans et leur propose de devenir le parrain de la manifestation. «On ne se rendait pas compte de ce que cela signifiait, on signait des contrats dont on n’avait aucune idée», se souvient Maxime.

Les artistes adorent Champéry

Ainsi, le festival (5000 visiteurs l’an dernier) nommé Maxi-Rires a déjà accueilli Michèle Laroque, Michel Galabru, Anthony Kavanagh, Arthur... et s’est taillé une réputation dans le milieu. «On rêve d’inviter Florence Foresti, Jamel et Gad Elmaleh. Les artistes aiment venir chez nous, ce n’est pas rare de les voir dans un état avancé au petit matin.»

«Après la première édition, les gens nous demandaient le programme de la prochaine édition, alors qu’on n’était même pas sûrs de recommencer», s’amuse Mathieu.

Deux cents bénévoles nous donnent un coup de main.

«Au fil des ans, notre budget est passé de 120 000 à 650 000 francs. Deux cents bénévoles nous donnent un coup de main, tout le village se sent concerné», se réjouit Maxime. Quant au cachet des artistes, il reste équivalent à d’autres festivals.

Si Maxi-Rires leur prend pas mal de temps, ils travaillent néanmoins, Maxime comme agent immobilier et Mathieu comme tenancier d’un magasin d’alimentation. Régulièrement, ils assistent à d’autres festivals d’humour à travers l’Europe ou partent à Paris rencontrer des artistes. Des moments de franche rigolade. Mais sont-ils, eux aussi, rigolos, dans la vraie vie? «On passe du bon temps, admet Mathieu. C’est surtout la belle aventure humaine d’une bande de copains qui nous donnent un coup de main depuis le début.»

Notre passion

«Nous voulions organiser un événement pour animer Champéry en été et avons créé Maxi-Rires. Nous étions un peu fous, si on avait su ce que cela représentait comme masse de travail! Mais c’est un beau bébé!»


Les deux amis se sont retrouvés sur la Gold Coast australienne pour un mois de vacances.
Les deux amis se sont retrouvés sur la Gold Coast australienne pour un mois de vacances.

Un pays

L’Australie! Mathieu y est allé quatre mois en 2004, Maxime six mois en 2005. Ils s’y sont retrouvés sur la Gold Coast pour un mois de vacances. «On faisait tous les deux dix kilos de moins à cette époque!»


Un mi-cuit? C'est un fondant au chocolat!
Un mi-cuit? C'est un fondant au chocolat!

Une gourmandise

«A Paris, nous avons commandé un «mi-cuit» sans savoir de quoi il s’agissait, après nous être partagé un morceau de viande d’un kilo. On a tellement rigolé de son nom, il s’agissait en fait d’un fondant au chocolat. Mais celui-là était énorme!»


Le téléphone de Maxime, instrument de travail incontournable.
Le téléphone de Maxime, instrument de travail incontournable.

Mon téléphone

Maxime: «Je suis toujours en train de l’utiliser, comme en ce moment en fait!»


Leur "parrain" Olivier Lejeune vient chaque année à Champéry.
Leur "parrain" Olivier Lejeune vient chaque année à Champéry.

Notre parrain

«Olivier Lejeune a tout de suite accepté de nous rencontrer, un soir après son spectacle. Il nous soutient, vient chaque année à Champéry. Une très belle rencontre.»


Mathieu fait toujours dédicacer ses badges par les artistes.
Mathieu fait toujours dédicacer ses badges par les artistes.

Mes laissez-passer

Mathieu: «J’ai gardé tous mes badges du festival. Je les fais toujours dédicacer par les artistes.»

Auteur: Mélanie Haab