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4 mai 2015

Dis, pourquoi...

Laurent Roux, professeur de virologie à la retraite, Université de Genève, répond à la question de Belinda, 12 ans.

comment tombe-t-on malade?
Laurent Roux est professeur de virologie à la retraite, Université de Genève.
Laurent Roux, professeur de virologie à la retraite, Université de Genève.

Laurent Roux est professeur de virologie de l'Université de Genève, à la retraite.

Il y a au moins deux façons de tomber malade. Notre corps est une machine très complexe qui fonctionne bien lorsque tous ses éléments sont en bon état, par exemple lorsque nous sommes enfants et que les organes et le squelette viennent d’être formés. Avec le temps, notre machine vieillit et la probabilité qu’il y ait des ratés augmente. Les vaisseaux sanguins peuvent se boucher, le foie, le cœur, les reins peuvent s’altérer et provoquer un mauvais fonctionnement qui va être perçu comme une maladie.

En toute logique, les enfants ne devraient donc tomber malades que très rarement. Pourtant, ils ne passent pas l’hiver sans épisodes de fièvre, de toux, de nez qui coule, etc. C’est qu’on aborde la deuxième façon de tomber malade. La maladie est provoquée ici par des organismes microscopiques (des virus, des bactéries…) qui se multiplient dans une partie de notre corps et causent ainsi des dégâts. Si notre corps développe des moyens de combattre ces micro-organismes, il ne le fait qu’après une première rencontre avec chacun d’entre eux. Au fur et à mesure de ces rencontres, les enfants construisent leur défense. On dit qu’ils s’immunisent.

Il existe un très bon moyen de s’immuniser avant la rencontre avec le micro-organisme, c’est-à-dire avant de tomber malade: c’est la vaccination, qui consiste à exposer l’enfant à une forme du micro-organisme qui produit la réponse de défense du corps sans provoquer la maladie. Ainsi, quand la vraie rencontre avec le micro-organisme a lieu, le corps est déjà immunisé.