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6 juillet 2015

Comment vont les Romands?

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat
Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.
Isabelle Kottelat photo.
Isabelle Kottelat.

«Chaussures, flirt, anorexie, nous parlons aussi de santé psychique». C’est avec ce genre de slogan qu’une campagne nationale au nom de «Comment vas-tu?» a été mise sur pied depuis plusieurs mois déjà par la fondation Pro Mente Sana et plusieurs cantons… alémaniques. L’objectif est de sensibiliser la population au fait qu’il est juste et nécessaire de parler ouvertement des maladies psychiques. On parle bien facilement de ses maux de dos, de dents et d’intestins…

Et parce que les personnes qui en souffrent souffrent aussi des préjugés négatifs que les maladies psychiques véhiculent. En parler, c’est encore tabou, voire la honte, alors que les hémorroïdes et les mycoses passent allègrement dans les conversations de café!

En parler, c’est pourtant déjà un pas pour aider les personnes qui souffrent de problèmes psychiques.Oui, mais comment qualifier alors le fait qu’aucun canton romand n’en parle, de cette campagne nationale? Aucun canton romand ne s’y est engagé. La documentation existe en français, mais rares sont les affiches ou les brochures – bourrées de conseils pratiques pour parler d’addictions, de troubles du comportement alimentaire, de dépression, etc. - visibles dans les lieux publics, dans les salles d’attente médicales ou de coiffeur. Dommage, on irait tous mieux en en parlant, non?

Texte © Migros Magazine – Isabelle Kottelat

Auteur: Isabelle Kottelat