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26 mai 2015

cullycully, la marque design qui fait son nid

Créée par les graphistes Aude et Antonin Ferla courant 2014, cullycully revisite l’imagerie de la Suisse de manière ludique et colorée.

Aude et Antonin Ferla photo
Aude et Antonin Ferla ont lancé leur marque en 2014 à Cully. Ils espèrent maintenant conquérir la Suisse alémanique.

Devinette: quel est le point commun entre une Poya, un tatouage de montre, un bouquetin stylisé et des expressions bien de chez nous? Réponse: la marque cullycully.

Lancée en décembre 2014 par les graphistes Aude et Antonin Ferla, elle commence à faire parler d’elle loin à la ronde. «Nous en avons eu l’idée fin 2013, lorsqu’on nous a proposé de participer au Cully Bazar», explique Aude. Plutôt que d’ouvrir les portes de l’atelier et présenter les travaux réalisés pour nos clients, nous avons saisi cette opportunité pour créer notre propre marque.» Du métissage entre un symbole d’oiseau qu’elle avait imaginé pour son propre atelier et un jeu de mot sur leur village est né cullycully.

C’est l’idée d’un oiseau qui prend son envol…

mais bon, il faut qu’on travaille encore un peu l’histoire du mythe!» sourit Antonin.

Un univers graphique original et joyeux

Après avoir testé des «boîtes à cuicui» et des T-shirts mentionnant des lieux-dits du coin, «finalement trop spécifiques et trop compliqués à vendre à long terme», le couple a décidé de mieux cibler le concept.

Les objets n’étant pas notre domaine, nous avons voulu développer notre univers graphique autour de l’imagerie suisse,

sur des supports plus simples.» Résultat: un univers ludique et coloré, unissant des sets de cartes A 5 à motif de vache, nain de jardin ou de paysage de Lavaux à colorier, un poster «la Poya» ou «la Suisse» aux mille détails à crayonner, des tatouages fourchette à fondue, couteau suisse ou montre, ou encore des sacs en tissu porteurs d’expressions aussi imagées que «Ça va le chalet?», «Y’a pas le feu au lac» ou «Das isch tip top!». Parce que dans le monde joyeux de cullycully, «il n’y a pas de röstigraben, souligne Aude: on enlève les barrières de la langue et on utilise des expressions propres à toutes les régions».

Des produits 100% suisses

Cette idée de «tote bags», «un support unique et unisexe qui permet de dépoussiérer le langage familier et de faire sourire», leur vient de Londres. Le couple y a en effet vécu deux ans et cette

ville en effervescence qui évolue tout le temps»

leur donne aujourd’hui encore des envies de nouveauté et de création constante. Autre source inépuisable d’inspiration: leurs enfants, Zélie, 4 ans, et Anatole, 7 ans, qui jouent les testeurs en chef pour tous les produits. Amadoués à coups de bonbons, ils ont même accepté de poser sur le site, montre enroulée autour du bras et crayons de couleur au poing, pour la ligne «My little Switzerland », spécialement destinée aux amateurs de design en herbe.

Afin de «donner une légitimité» à son concept, le couple a par ailleurs décidé de pousser la réflexion jusqu’au bout et de proposer uniquement des objets produits en Suisse. Seule exception: les sacs, «qui sont faits en Inde mais sont pourvus du label “Bags of ethics”: on sait ainsi exactement d’où ils viennent et dans quelles conditions ils sont produits».

Un concept qui plaît à petits et grands


Ce mélange de ludique et de «made in Switzerland» revisité, s’avère payant: nombreux sont les touristes qui, sortant du bateau au port de Cully, s’arrêtent dans la jolie boutique voisine. Et Aude et Antonin reçoivent aussi beaucoup de visites et de commandes des Suisses et des expats, tous désireux de prendre dans leurs valises ou d’offrir à leur famille un petit bout de pays multicolore.
Les produits sont en vente sur le site de cullycully. On peut déjà les trouver également dans une dizaine de points de vente romands (Genève, Lausanne, Montreux, Sion, en passant par Fribourg) – et bientôt outre-Sarine.


Par ailleurs, le duo travaille au développement d’autres motifs de cartes et de nouveaux supports, en restant toutefois fidèle au coloriage:

c’est un support indémodable qui favorise l’interaction,

n’importe quand et selon ses compétences, explique Aude. Et qui permet d’y créer soi-même quelque chose en plus, quel que soit notre âge,
de 1 à 99 ans!»

Texte © Migros Magazine – Véronique Kipfer

Auteur: Véronique Kipfer

Photographe: Jeremy Bierer