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5 novembre 2012

Customiser ses surfaces

Les peintures à effets permettent de transformer une paroi ou une porte en quelques coups de pinceau… et grâce à de nombreux accessoires ludiques.

Le matériel nécessaire sur une table
Le matériel nécessaire.

Avec les peintures à effets, les adultes n’ont rien à envier aux enfants et leur gouache aux doigts! En effet, l’enduit lui-même est déjà source d’étonnement. D’une part, parce que sa structure épaisse permet de jouer avec les reliefs. Et d’autre part, parce qu’il contient des grumeaux de pigments blancs qui restent d’abord solides, avant de se fondre dans la couleur en créant des effets marbrés lors du séchage. Mais il est également magique de pouvoir superposer les nuances, puis de créer des motifs simplement en «repoussant» la nuance du dessus pour faire apparaître l’autre. Et tout cela, grâce à des outils qui valent bien des jouets et donnent envie de tout tester.

Les brosses dures, par exemple. Elles se déclinent avec de longs poils espacés ou des poils plus courts et rapprochés, et permettent un «peignage» délicat de la surface, voire même un quadrillage du plus bel effet. Les éponges, dont il est conseillé de choisir uniquement des naturelles pour plus de structure, servent pour leur part à esquisser volutes et nuages, selon l’ampleur du mouvement. Les pinceaux ronds, eux, permettent de piqueter l’enduit de points ou cercles parfaits, tandis que les racloirs en mousse créent des marbrures étonnantes.

On trouve aussi des anneaux de cuir qui font naître des fleurs épurées; des gants mousseux, qui dessinent des arabesques ou des spirales selon notre désir. Mais tout, ou presque, peut être source de motifs: un sac en plastique roulé, un chiffon, il suffit de tester. Quitte à passer une couche de peinture fraîche si le résultat n’est pas adéquat, puisque l’enduit met plusieurs heures à sécher. Une règle, une seule, doit être absolument respectée: il faut rester cohérent et procéder à la même application sur l’ensemble de la surface… sous peine de donner l’impression qu’un enfant a barbouillé partout.

Les étapes

  • Tester d’abord les peintures et les effets possibles sur une planche. Le procédé sera ensuite identique pour les parois et boiseries, mais attention: ne pas oublier de bien dépoussiérer la surface (même un mur!) avant de la peindre! Ainsi, il faut d’abord recouvrir la surface de dispersion au pinceau plat, puis laisser sécher 4 à 6 heures.
  • Appliquer ensuite la peinture à effets à coups de pinceau plat réguliers, en couche plutôt épaisse, afin d’accentuer les effets. Attention: ne pas utiliser de rouleau! La peinture étant en effet épaisse et enrichie de granulés de pigments, le rouleau ne permettrait pas une bonne répartition de l’enduit.
  • Si vous désirez n’utiliser qu’une peinture, choisissez si vous préférez une répartition uniforme, ou si vous désirez déjà produire des reliefs. Pour ce faire, vous pouvez par exemple utiliser un «peigne à effets», qui créera de délicats sillons dans la couche fraîchement peinte. Ou alors une spatule, dont les passages se marqueront en fines craquelures disséminées. Si vous préférez travailler sur une surface homogène, saisissez-vous des outils que vous avez choisis et… créez vos motifs!
  • Si vous désirez jouer avec deux nuances: appliquez d’abord la nuance claire, travaillez-la au niveau des reliefs si vous le désirez, puis attendez qu’elle soit parfaitement sèche (environ 12 heures). Appliquez alors la seconde peinture, et prenez vos outils pour créer des motifs et des structures selon vos goûts.
  • Une astuce à connaître: si vous désirez créer des motifs très contrastés, n’oubliez pas de bien essuyer votre outil après chaque geste. Sinon, la peinture restant sur l’outil atténuera le contraste des couleurs et rendra les dessins plus «flous».

Auteur: Véronique Kipfer

Photographe: Loan Ngyuen