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16 juin 2014

Daisy et Natascha, les deux Valaisannes de «Pékin Express»

Avant la finale de «Pékin Express», sur M6, les deux candidates valaisannes Daisy et Natascha racontent par quoi elles sont passées. Et surtout comment.

Natascha (en rouge) et Daisy ont vécu une véritable épopée en Asie.
Natascha (en rouge) et Daisy ont vécu une véritable épopée en Asie.

Daisy et Natascha sont donc en finale. Les deux participantes valaisannes à la course «Pékin-Express» arrivent au bout de leur rêve, ce mercredi. Le moment ou jamais de mieux faire connaissance avec les sympathiques baroudeuses.

L’une, Natascha, après un apprentissage d’employée de commerce – à Migros Valais – est aujourd’hui «junior executive manager» dans une entreprise martigneraine de management sportif et a pratiqué pendant vingt ans le hockey sur glace, jusqu’à jouer dans l’équipe nationale.

L’autre, Daisy, a tâté d’un peu toutes les facettes du monde artistique: comédienne, danseuse, musicienne, auteur-compositeur-interprète. Née au Brésil, elle a grandi en Suisse, vécu sept ans à Paris et possède trois passeports.

Aujourd’hui les deux Sédunoises énumèrent au moins deux bonnes raisons de s’être lancées dans cette aventure: «la découverte des gens et un peu de compétition dans l’âme». Cela tombe bien: ce sont peut-être là les clefs de leur réussite. «Si tu n’es pas compétiteur, tu vas partir très vite de l’émission, et si tu n’es pas capable de partager avec les gens, tu n’iras pas très loin humainement», résume Daisy. L’un nourrit ainsi l’autre. «L’esprit de compétition te permet de découvrir encore plus de pays, plus de lieux inédits, de gens que tu n’aurais jamais pensé aller voir», complète Natascha.

Entre intensité, ivresse et danger

Daisy et Natascha: «Pékin Express, c'est trop d'émotions, c'est une montagne d'émotions.»
Daisy et Natascha: «Pékin Express, c'est trop d'émotions, c'est une montagne d'émotions.»

De ces semaines à arpenter les routes et les chambres d’Asie, elles ont aimé surtout le sentiment d’urgence: «Quand tu pars avec rien, que tu te retrouves dans des situations difficiles, tu vis les choses de manière beaucoup plus intense.» L’ivresse en somme de ne «plus avoir les pieds au sol», de n’être plus protégées par rien, et surtout pas l’argent. Comme dit Natascha: «Si tu es dans la merde, tu es vraiment dans la merde.» «Les gens croient que parce qu’il y a une caméra et une journaliste on est protégées», ajoute Daisy. Or «pas du tout»: «Quand il y a un problème dans les rues, le cameraman flippe aussi, on est perdues, la sécurité peut se trouver à des kilomètres de là.»

Quand on demande si, à la longue, ces sentiments d’incertitude et de danger ne pourraient pas devenir lassants, la réplique de Natascha claque comme un coup de feu dans la jungle déserte: «Qui peut en avoir jamais marre de vivre l’instant présent, marre de la découverte?»

Une aventure humaine, aussi

Voilà donc pour l’aventure, et le frisson. Quant à l’autre volet revendiqué du voyage, la découverte des gens, on pourrait penser que cette course qui va si vite, cette bataille pour demeurer en vie – cathodiquement s’entend – réduisent à peu de chose le contact avec les natifs. Les filles s’insurgent: «Quand tu es assis dans la voiture de toute façon tu ne peux que rigoler et discuter avec eux, tu ne peux pas les faire avancer plus que tant. Tu communiques avec le regard, les gestes. Et puis le soir quand même tu dors chez l’habitant.»

Tout juste Natascha concède-t-elle que «Pékin Express» ce n’est pas tout à fait «du sightseeing» et que «tu restes quand même à l’affût si un candidat te dépasse». Sauf que les gens qui les prennent en voiture «souvent jouent le jeu, se mettent à fond dedans, ils voient notre joie, ils explosent avec nous, c’est ça le vrai partage, donner quelque chose de soi-même».

A la fin, Daisy résume: «Pékin Express, il faut le vivre pour comprendre ce que c’est. Trop d’émotions: en quelques instants, on pleure, on rit, on se décourage, on s’encourage.» Et Natascha conclut: «une montagne russe d’émotions».

Vidéo: portrait de Natascha et Daisy – Source: Direct Matin, Youtube

© Migros Magazine - Laurent Nicolet

Auteur: Laurent Nicolet