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20 juillet 2015

L’homme du bois

Daniel Formigoni est le nouveau conservateur du Musée du bois, au sein de l’Arboretum d’Aubonne (VD). Un poste taillé sur mesure pour cet artisan luthier et archetier.

Daniel Formigoni, artisan luthier et archetier, conservateur du Musée du bois, au sein de l’Arboretum d’Aubonne (VD).
Daniel Formigoni, artisan luthier et archetier, conservateur du Musée du bois, au sein de l’Arboretum d’Aubonne (VD).

Dans le respect de la tradition

«C’est l’art qui réunit les autres arts.» Musique, bien sûr. Mais aussi sculpture et dessin… «Un luthier doit cumuler les talents!» Daniel Formigoni, 34 ans, se décrit d’ailleurs comme «pluri-spécialiste», lui qui aime créer les instruments, de l’ébauche sur papier jusqu’au laquage final. A la main bien sûr, et avec les mêmes produits naturels qu’utilisaient les premiers maîtres luthiers.

Je n’ai pas beaucoup d’argent mais je peux prendre le temps de fabriquer des instruments selon la tradition. Un luxe aujourd’hui!»

Dans le métier depuis ses 15 ans, le Vaudois d'adoption n’a pas étanché sa soif d’apprendre. Après des formations de luthier et d’ébéniste, il a repris des études de musicologie et d’histoire de l’art aux Universités de Genève et Montréal (CA). Aujourd’hui il passe une grande partie de son temps dans son atelier de Vevey (VD). Depuis deux ans, il s’est aussi lancé dans la confection des archets. «Un métier très différent de celui de luthier… Mais c’est en compilant les activités que l’on devient meilleur!»

Ce touche-à-tout s’est également spécialisé dans la restauration d’anciens instruments. Une passion qui l’a mené jusque dans les musées… Daniel Formigoni est employé à temps partiel du Musée historique de Lausanne (VD). Et depuis février dernier il est conservateur du Musée du bois à Aubonne (VD). «Je voudrais que les artisans puissent s’y retrouver pour échanger leurs savoir-faire. Et conserver ces métiers en voie de disparition...»

Une journée avec Daniel Formigoni

Texte © Migros Magazine – Alexandre Willemin

Auteur: Alexandre Willemin

Photographe: Christophe Chammartin/Rezo