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1 février 2016

Plus de temps libre pour les familles

Il n’est pas toujours évident de concilier vie professionnelle et vie de famille. C’est cependant possible lorsque des entreprises, comme c’est le cas de Migros, proposent des conditions de travail avantageuses.

Sabine Furter
Sabine Furter a bénéficié d’un congé maternité de dix-huit semaines, plus de quelques semaines non payées.

Migros est le premier employeur privé de Suisse, ce qui lui donne des responsabilités particulières vis-à-vis de son personnel. Elle doit ainsi tenir compte des besoins spécifiques de ses employés qui, parents d’enfants et d’adolescents, aspirent à trouver le bon équilibre entre travail et vie de famille. La coopérative s’efforce de les aider en leur proposant des conditions de travail progressistes. Deux collaborateurs aux parcours différents ont trouvé le bon compromis.

Sabine Furter (38 ans), cheffe de secteur au restaurant Migros de Zofingue (40%)

«Lorsque je travaille, il m’arrive parfois d’oublier que je suis maman, mais il suffit qu’un enfant pénètre dans le restaurant pour que cela me donne le sourire.» Les deux jours de la semaine où elle travaille comme cheffe de secteur au restaurant Migros de Zofingue, Sabine Furter reste pleinement concentrée: «Je me remets toujours très vite dans le bain.» Mère d’un petit garçon d’un an, elle travaille à temps partiel depuis environ cinq mois.

Après ses dix-huit semaines de congé maternité, elle a encore bénéficié de quelques semaines de congé non payés: «Cela m’a bien facilité la vie, car notre fils est né six semaines avant terme. Au début, il a fallu lui prodiguer beaucoup de soins et d’attention.» Dès que son fils a eu sept mois, elle a pu le confier sereinement à sa mère et à sa belle-mère. A noter que, dans la famille Furter, Migros est une affaire de famille. En effet, la grand-mère du petit travaille dans le même restaurant.

Daniel Färber (37 ans), spécialiste en formation professionnelle, Gossau (80%)

Daniel Färber
Daniel Färber

Cuisinier de formation, Daniel Färber (photo ci-contre) a fait toute sa carrière à Migros. Il aurait pu devenir gérant de magasin si la naissance de son premier fils, en 2010, n’avait changé sa vision de la vie: «Je voulais voir grandir mes enfants.» Ayant déjà formé de nombreux apprentis, l’idée d’une reconversion dans la formation professionnelle s’est imposée naturellement. Il a pu réduire son temps de travail à 80%. Et à la naissance de son deuxième fils, en 2013, il a pris deux semaines de congé paternité non payées après les trois semaines offertes: «Cela nous a permis d’aborder cette nouvelle étape de notre vie de façon plus détendue. Aujourd’hui, ma femme et moi, nous nous partageons toutes les tâches, ce que j’apprécie beaucoup.»

Auteur: Anna-Katarina Ris

Photographe: Christian Schnur