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23 septembre 2013

Le classique autrement

David Greilsammer vient de créer le Geneva Camerata, un ensemble qui promet de dépoussiérer les grands compositeurs et qui ambitionne de séduire un public jeune.

David Greilsammer en train de diriger l'orchestre pendant une répétition, sans public.
David Greilsammer, chef d'orchestre, pendant une répétition.

Il souffle un vent nouveau sur Genève. David Greilsammer a formé à la mi-septembre le Geneva Camerata, un orchestre d’une trentaine de musiciens venus de toute l’Europe. A l’heure où de nombreuses formations – restrictions budgétaires obligent – fusionnent ou cessent toutes activités, la nouvelle a fait sensation.

L’histoire ne s’arrête pas là, bien sûr. Car le jeune chef, formé à la Juilliard School de New York et sacré Révélation aux Victoires de la musique en 2008, ambitionne de dépoussiérer une musique classique qui a trop tendance à s’endormir sur des mélomanes vieillissants. «Nous visons l’éclectisme en organisant des concerts prestigieux avec les plus grands solistes, comme Emmanuel Pahud ou Andreas Scholl, tout en faisant cohabiter, lors de soirées sauvages, des œuvres du XIVe siècle et du XXIe siècle. Et dans le cadre de l’Electron Festival de Genève, nous unirons Bach à la musique électronique!»

Par ailleurs, le Geneva Camerata promet d’assumer un rôle social pour la communauté en allant jouer dans des hôpitaux et des prisons. Ou encore «en proposant des billets à bon marché dont le prix varie entre 5 et 50 francs pour les meilleures places.»

Programme complet: www.genevacamerata.com

09 h 00: à vélo à travers Genève

«Eté comme hiver, je me déplace à ­bicyclette à travers Genève. C’est un peu ma séance fitness de la journée. Et comme les vols de vélos ont tendance à augmenter, j’ai ­préféré investir dans un vieux ­modèle.»

Chantal Bessire tient un plan de travail dans les mains.
Prise du service

09 h 30: Annotation de la partition

«Je souhaite donner aux œuvres du passé un esprit d’aujourd’hui. Il faut que Mozart appartienne au XXIe siècle. Et même si tout est écrit sur la partition, il reste aux chefs une très grande liberté d’interprétation. C’est la beauté du métier.»

Un thermos de thé.
Pour tenir le coup

10 h 00: Répétition de l’orchestre

«Entendre pour la première fois les musiciens jouer ensemble a été un moment bouleversant. Ils peuvent sans autre passer d’une pièce baroque à une œuvre contemporaine. C’est incroyable.»

Chantal Bessire lit souriante le journal.
Pause en solitaire

14 h 00: toujours en ligne

«Je suis très actif sur Facebook ou Twitter afin d’attirer un public plus jeune à nos concerts. J’utilise aussi constamment mon Ipad ou mon ordinateur portable pour correspondre avec les solistes et les compositeurs que je veux engager.»

16 h 00: séance photo

«A l’occasion du concert inaugural du Geneva Camerata, qui a eu lieu le 12 septembre à Genève, nous avons pris la pose pour la photo officielle. Réalisée par le Cabinet de création, elle sera utilisée pour tous nos visuels.»

Vue sur la gare depuis la tour.
Heure de pointe

20 h 00 : concert inaugural

«Notre premier concert s’est très bien passé, et le travail réalisé en amont a porté ses fruits. La salle était comble, et le public – il y avait beaucoup de jeunes et de familles – s’est montré très enthousiaste. J’ai reçu beaucoup d’appels, de SMS et de courriels pour me dire qu’on sentait que nous avions du plaisir à jouer ensemble. C’était féerique, magique.»

Chantal Bessire en train de former un collaborateur aux écrans.
Formation

22 h 30: cocktail dînatoire

«Nous avons pu nous faire une place à Genève comme orchestre car notre projet est unique et que nous n’entrons pas en concurrence avec les autres formations. Ce cocktail est organisé en l’honneur des Amis du Geneva Camerata qui ont beaucoup œuvré pour la réussite de l’orchestre.»

Chantal Bessire en train de monter dans sa voiture.
Retour en voiture

Auteur: Pierre Wuthrich

Photographe: Alban Kakulya