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22 mai 2017

De la bosse des maths à la gueule de l’emploi

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.

Le saviez-vous? La chronique d'Isabelle Kottelat.
Isabelle Kottelat

Isabelle Kottelat.

Chacun porte sur soi les preuves de ses capacités. L’expression «avoir la bosse des maths» sort du cerveau de Franz Joseph Gall (1758-1828). Selon lui, la forme de notre boîte crânienne reflète directement notre caractère.

On trouverait 27 bosses sur chacune de nos caboches:

celle des maths, bien sûr, mais aussi celle de la musique, de la peinture, de l’amour, de ses enfants, de l’instinct de propriété, de la bonté, du sentiment religieux… Dont 19 communes avec les animaux!

Ce médecin viennois a appelé crânioscopie sa discipline qui localisait les fonctions du système nerveux dans le cerveau. Rebaptisée phrénologie par François Magendie en 1825, cette branche a été discréditée avant de disparaître. Mais elle a joué son rôle dans l’émergence de la psychiatrie moderne où l’esprit intègre le corps ou dans la cartographie de l’intérieur de nos crânes en zones spécifiques (de la parole, de la mémoire…) développée plus tard avec l’imagerie moderne.

Au passage, la phrénologie a tendu des perches à tous ceux qui s’ingénient à trouver des correspondances entre la tête que l’on a et ce qu’elle contient. De la théorie du criminel-né de Cesare Lombroso (1835-1909) – selon lui, les assassins et autres malfrats présentent des traits anatomiques communs, comme une forte mâchoire ou des arcades sourcilières pro­éminentes – jusqu’à la morphopsychologie de Louis Corman qui, depuis 1937, lit la personnalité sur le visage.

Texte: © Migros Magazine / Isabelle Kottelat

Auteur: Isabelle Kottelat