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1 juin 2015

De toutes les couleurs

Vaudoise d’adoption, Sacha Després a grandi en banlieue parisienne. Une expérience douloureuse dont elle tire un premier roman - «La petite galère». En même temps que s’est ouverte son exposition de peintures magnifiant un féminin aussi cloisonné que multicolore.

Sacha Després devant l'une de ses toiles
Sacha Després expose pour la première fois en solo, à la galerie Zwahlen à Orbe.
8h: Petit-déjeuner frugal mais confortable

8h: Petit-déjeuner frugal mais confortable Je suis végétalienne: je me fais par exemple un lait de riz, avec un muesli. Pourquoi en «Geelee»? Ah ça, c’est la tenue confort!

9h: Exercices

9h: Exercices Environ deux fois par semaine je m’astreins à des séances de stretching. Ça permet de détendre les muscles, de calmer l’organisme. Etre équilibrée dans sa vie et dans son corps, c’est important.

10h: Peindre

10h: Peindre J’ai une sensibilité de coloriste, c’est ce qui me stimule dans l’acte de peindre. Avant de m’y mettre, je vois les couleurs. Je suis obsédée par le féminin. C’est certainement dû à mon enfance et mon adolescence où on baignait dans le féminin. Quand on peint, on peint ses obsessions.

14h: Ecrire

14h: Ecrire Je suis assez obsessionnelle. Quand je commence à écrire, j’ai beaucoup de mal à m’arrêter, jusqu’à avoir des crampes, des crispations dans la main droite. Ce sont souvent la douleur et la fatigue qui m’arrêtent.

16h: A la galerie Quand j’ai vu cet endroit, je me suis dit wouah! Je m’y suis tout de suite sentie bien, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est ma première expo en solo, je trouvais important que le lieu corresponde à ce que j’aime. Et aussi d’avoir un galeriste sympathique et facile d’accès, comme Chris Zwahlen.

19h: Un tableau

19h: Un tableau Ce qui m’intéresse, c’est le contraste entre d'un côté des personnages qui ont de la peine, contraints dans leur cadre, et de l’autre l’énergie de la couleur, des lignes, des courbes et du féminin, ce que se niche dans le détail, dans les coins, où il y a de la vie, de l’énergie malgré tout.

20h: La conclusion

20h: La conclusion Avec «La petite galère» j’ai transposé les personnages de «La petite maison dans la prairie» dans une banlieue parisienne des années 2000. Je me suis inspirée de cette sinistrose qui fait qu’on accumule les galères. Ça m’amusait aussi de déconstruire toute la symbolique familiale, pour en faire quelque chose d’assez trash, d’assez cash.

Texte © Migros Magazine – Laurent Nicolet

Auteur: Laurent Nicolet

Photographe: Jeremy Bierer