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6 février 2017

Des bougies à bout de souffle

«Les savants aiment bien poser des colles… Comme celle-ci qui met en scène deux bougies»

Paul et le matériel posé sur la table.
Tout feu, tout flamme, Paul a déjà réuni le matériel nécessaire à notre expérience.

Tout feu, tout flamme, comme à son habitude, Paul a déjà réuni le matériel nécessaire à notre expérience: deux bougies, un récipient en verre transparent (vase), des allumettes et un support.

Notre scientifique en herbe place une bougie sur la table et l’autre sur le support. Il vaut mieux se faire aider par un adulte: Paul demande à son papa (il s’appelle Olivier) d’allumer les mèches.

Paul s’empare du récipient en verre et met son dispositif sous cloche.
Paul s’empare du récipient en verre et met son dispositif sous cloche.

Ensuite, Paul s’empare du récipient en verre et met son dispositif sous cloche. Attention, la procédure demande beaucoup de douceur: les bougies ne doivent pas s’éteindre.

Paul regarde plein d'attentes les deux bougies en train de brûler sous la cloche.
Laquelle des deux bougies va s’éteindre en premier?

Question pour un superchampion: laquelle des deux bougies va s’éteindre en premier? Celle du haut ou celle du bas? Le suspense est à son comble... Tic, tac! Tic, tac! Tic, tac!

Le phénomène

Comme le dioxyde de carbone (CO2) – ce gaz produit par la flamme de la bougie – est plus lourd que l’air, on pense généralement que c’est la bougie du bas qui va s’éteindre en premier.

Eh bien, on a tout faux! Pourquoi? Parce que le dioxyde de carbone, fruit de la combustion, est chaud et donc provisoirement moins dense que l’air.

Par conséquent, il va commencer par remplir le récipient par le haut et priver ainsi d’oxygène d’abord la bougie placée en hauteur. Et voilà!

Texte: © Migros Magazine / Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Bernard-Reymond