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5 mars 2012

Des emplois en nombre

Les coopératives sont des moteurs importants pour l’économie de notre pays. Il en va ainsi de Migros qui constitue le principal employeur privé de Suisse. Deux collaborateurs nous en disent plus.

Marco Mega aut travers d'un hublot de machine à laver
A l'affût des taches: Marco Mega travaille pour Mifa, une entreprise du groupe M-Industrie, comme développeur de produits de lessive.

La Suisse est inséparable de ses coopératives. Les habitants de ce pays ont tous affaire à elles d’une manière ou d’une autre: lorsqu’ils effectuent leurs achats à Migros, lorsqu’ils s’assurent auprès de la Mobilière, placent leur argent à la Raiffeisen ou empruntent un véhicule Mobility. A cela s’ajoutent de nombreuses entreprises de taille plus réduite organisées sous cette forme juridique.

Les coopératives ont une importance significative. C’est ce que montre notre produit intérieur brut, soit la valeur totale des biens et des valeurs produits par année dans notre pays. Cette somme atteignait 484,6 milliards de francs en 2009, dont 11% étaient produits par les dix plus grosses coopératives.

Sur le plan de l’emploi, l’exemple de Migros montre bien l’importance des coopératives. Elle occupe 83 600 personnes et constitue le principal employeur du secteur privé suisse. Ses collaborateurs pourraient peupler une ville comme Lucerne.

De plus, le distributeur fournit indirectement du travail à un nombre encore plus important de personnes. Comme toute grande entreprise, Migros a une foule de fournisseurs qui ont leurs propres employés. Par ailleurs, les paysans suisses livrent environ un quart de leur production à Migros, qui constitue leur principal débouché. Environ 42 000 collaborateurs de 15 000 exploitations agricoles suisses travaillent ainsi au moins en partie pour Migros.

Le distributeur est aussi le principal client de CFF Cargo. Migros achemine en effet chaque année 80 000 wagons de marchandises sur le réseau ferroviaire suisse. On pourrait citer encore bien d’autres exemples mais tous démontrent le même fait: sur le plan économique, Migros est une locomotive, qui imprime son dynamisme à d’autres entreprises.

Les gains des coopératives sont aussitôt réinvestis

Le fait que le distributeur soit un créateur d’emplois n’est pas sans rapport avec sa structure de coopérative. Il n’est pas coté en bourse et ne doit pas verser de dividende à ses actionnaires. Au lieu de quoi, il peut réinvestir ses gains en faveur de sa clientèle et proposer encore davantage de produits à des prix équitables. Ainsi se sont développés l’assortiment et le réseau des magasins au fil des ans. De plus, Migros a aussi créé ses propres marques, et son industrie occupe aujourd’hui 10 000 collaborateurs à elle seule.

Mais qui sont ces personnes qui contribuent à la vitalité du moteur économique qu’est Migros? Si on ne considère que le personnel des magasins, on sous-estime la variété de l’univers Migros. Dans les pages suivantes, nous vous présentons deux spécialistes, collaborant au sein du groupe dans des secteurs bien différents.

«Je suis très fier»

Marco Mega travaille à Mifa, une entreprise du groupe M-Industrie qui produit à Frenkendorf (BL) notamment des lessives et des détergents pour Migros. Développeur de produits nettoyants, il conçoit de nouvelles poudres qui ne sont pas encore disponibles en rayon. C’est que les nouveaux produits doivent d’abord faire leurs preuves au laboratoire avant d’être testés par cent soixante personnes sélectionnées parmi la clientèle Migros.

«Le côté gratifiant de mon travail est le fait de suivre la création d’un produit du début à la fin. Au commencement, il n’y a qu’une simple feuille de papier avec quelques idées et, à la fin, cela donne un nouvel article. Quand je fais mes courses et que je le vois en rayon, j’en suis passablement fier.»

Mifa innove constamment. L’entreprise a développé sa gamme Total et mis au point une lessive déjà efficace à partir de 15 degrés. Cette nouveauté permet aux clients Migros d’économiser de l’énergie et de mieux respecter l’environnement. L’astuce réside dans le fait que la poudre est constituée de petites boules creuses qui se dissolvent rapidement dans l’eau chaude.

«C’est passionnant de plancher sur ce genre de problèmes afin de trouver des solutions», déclare Marco Mega qui collabore depuis quatorze ans à Mifa. En effet, notre homme a débuté comme laborantin avant de devenir développeur et de prendre toujours plus de responsabilités. Ce qu’il apprécie à Migros, c’est son envergure qui lui assure une certaine stabilité et lui permet de résister aux crises économiques.

Le développeur a également confié son argent à cette solide maison et l’a placé à la Banque Migros, qui propose des taux préférentiels aux collaborateurs du groupe.

«Il faut sentir le café»

Le maître torréfacteur Wolfgang Meier travaille depuis vingt-quatre ans à Delica et sait tout sur le café.
Le maître torréfacteur Wolfgang Meier travaille depuis vingt-quatre ans à Delica et sait tout sur le café.

Wolfgang Meier prend le temps de bien faire les choses. «Selon les variétés de café, nous torréfions les grains pendant douze minutes au maximum. Certains producteurs accélèrent le processus et le réduisent à trois minutes, explique cet homme posé à la chevelure blanche. Nous veillons par contre à chauffer les grains suffisamment longtemps pour permettre l’élimination des substances acides, de manière qu’il dégage seulement des arômes agréables.»

Wolfgang Meier travaille depuis vingt-quatre ans à Delica. Cette industrie du groupe Migros est une des plus grandes entreprises de torréfaction de Suisse. Elle traite 12 000 tonnes de café par année.

Après avoir suivi de nombreux cours de formation continue, Wolfgang Meier est passé du métier de torréfacteur à celui de maître torréfacteur. Il collabore aussi à la gestion de l’immense stock de grains de café qui sont transformés par Delica, ce qui correspond à près de 5500 tonnes de café.

De plus, il surveille les puissants fours à torréfaction de la halle de production, suivant les courbes de température des fours sur les écrans d’ordinateur. De temps en temps, il prélève enfin un échantillon et en vérifie son degré de coloration.

Notre homme aime travailler avec le café. «C’est un produit naturel et vivant, dont chaque récolte possède ses propres caractéristiques. On ne peut pas se fier uniquement aux ordinateurs lors du traitement, il faut aussi sentir le produit.»

Ce maître torréfacteur apprécie Migros et estime que le distributeur est loyal et fiable. «La caisse de pension de Migros assure mon avenir. Et même si j’aime bien mon travail, j’apprécie aussi les six semaines de vacances dont je bénéficie depuis que j’ai 50 ans.»

Les métiers de Migros

Migros est le principal employeur de Suisse et forme actuellement 3386 apprentis dans plus de quarante professions. Tous les métiers sont ouverts aux hommes et aux femmes.

  • Commerce de détail et restauration: Assistant du commerce de détail, gestionnaire du commerce de détail, gestionnaire en intendance, spécialiste en hôtellerie, cuisinier, employé de cuisine, employé en restauration, spécialiste en restauration.
  • Services: Assistant de bureau, assistant socio-éducatif, réalisateur publicitaire, employé de commerce, polydesigner 3D
  • Elctronique, informatique: Aide en informatique, automaticien, informaticien (diverses spécialisations), installateur-électricien, mécanicien de production, médiamaticien, monteur automaticien, monteur-frigoriste, opérateur de machines automatisées, polymécanicien.
  • Industrie et artisanat: Agent d’exploitation, assistant en maintenance d’automobiles, assistante en boucherie et charcuterie, aviculteur, boucher-charcutier, boulanger-pâtissier-confiseur, conducteur de camion, laborantin en chimie, logisticien, mécanicien en maintenance d’automobiles, mécatronicien d’automobiles, menuisier/ébéniste, nettoyeur de textiles, nettoyeur en bâtiment, praticien en denrées alimentaires, technologue (diverses spécialisations).

Informations complémentaires: www.migros.ch/formation_professionnelle

Auteur: Leïla Rölli, Michael West

Photographe: Matthias Willi