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29 août 2016

Des métiers pas comme les autres

Si les Suisses ont pu profiter de la belle saison en partant en vacances, en dégustant des glaces ou en pratiquant l’escalade par exemple, ils le doivent entre autres aux nombreux apprentis Migros qui ont travaillé pour eux en coulisses.

Noemi Weber
Noemi Weber offre du rêve à ses clients en organisant leurs vacances.

Sa profession? Organiser des vacances

Pour Noemi Weber, 19 ans, l’été commence en décembre. Les premiers clients d’ Hotelplan Suisse préparent en effet leurs congés estivaux en plein cœur de l’hiver. «La haute saison dure pour nous de décembre à juin, explique l’apprentie. Le téléphone sonne sans discontinuer.» La jeune fille suit une formation commerciale au siège principal d’Hotelplan Suisse, à Glattbrugg (ZH). A la fin des vacances d’été, elle entamera sa troisième et dernière année de cursus auprès de l’agence de voyages de Migros.

C’est son amour des voyages qui l’a conduite à choisir cette orientation. «Enfant déjà, je voyageais beaucoup avec ma famille, et mon père travaille lui-même dans ce secteur.» Elle a également passé un an à Boston, dans une école américaine – mais s’était assuré une place à Hotelplan Suisse avant de partir. «L’entreprise a dû m’envoyer mon contrat aux Etats-Unis.»

Noemi Weber est très contente de son employeur: «Nous organisons nous-mêmes les vacances que nous proposons, détaille-t-elle non sans fierté. Et l’ambiance de travail est très bonne: les relations entre collègues sont détendues, tout le monde se tutoie. J’ai tout de suite été bien intégrée et considérée comme une collaboratrice comme les autres.»

Les compétences qui lui manquent encore, elle les acquiert par le biais de formations: «Se familiariser avec une nouvelle destination demande toujours beaucoup de travail, commente-t-elle. J’apprends aussi beaucoup sur le tas. Au début, notamment, ma formatrice m’a été d’une grande aide lorsque j’ai commencé le conseil téléphonique.»

La spécialiste en herbe aura elle aussi prochainement des jours de congé, qu’elle compte passer à Majorque: «Je finance moi-même mes vacances, ce qui me laisse peu de latitude pour des voyages lointains.»

Au paradis du temps libre

Jan Moser, apprenti dans le parc de loisirs Milandia.
Jan Moser, apprenti dans le parc de loisirs Milandia.

Jan Moser travaille là où d’autres passent leur temps libre. Le jeune homme de 17 ans suit une formation commerciale au sein de Migros Zurich, changeant de département tous les six mois – une organisation qui lui convient très bien: «Migros est une entreprise géniale où j’ai sans cesse l’occasion de découvrir de nouveaux domaines et de faire de belles rencontres.» Depuis le mois de mars, il est affecté au parc de sport et d’aventure Milandia, (site en allemand) un immense terrain situé près de Greifensee (ZH) doté d’un centre de fitness, de plusieurs piscines, d’un parcours d’accrobranche, etc.

«Je travaille dans le secteur des ventes et de l’événementiel, et je resterai ici exceptionnellement une année», révèle l’apprenti. Il s’en réjouit: de tous les postes qu’il a pu expérimenter, Milandia est son favori. «L’équipe est super, et l’ambiance très cool.»

Si l’été est une période où bon nombre d’entreprises tournent au ralenti, ce n’est pas le cas de Milandia, où l’activité est alors intense. Depuis 1987, le parc organise des camps estivaux pour les enfants. Jan Moser y a participé en tant que moniteur auxiliaire: «Ce fut une expérience nouvelle et formidable, raconte-t-il. J’ai adoré travailler à l’extérieur et aider les enfants à faire du BMX ou de l’accrobranche.»

Un job au frais

Renato Zambotti, apprenti chez Midor, le glacier Migros.
Renato Zambotti, apprenti chez Midor, le glacier Migros.

L’été, c’est la saison des glaces. Mega Star, Crème d’or, Fruit Ice – l’assortiment de Migros en propose de nombreuses variétés. Et Renato Zambotti les connaît toutes: il effectue en effet un apprentissage de technologue en denrées alimentaires auprès de l’entreprise Midor, à la production de glaces. «Durant l’été, notre usine tourne bien sûr à plein régime», fait-il observer.

A la fin de ses vacances, le futur professionnel commencera la deuxième année d’une formation qui en compte trois. Il dit être fasciné par la façon dont, au cours de la fabrication, les différents ingrédients se transforment pour donner finalement le produit recherché. «Cela fait longtemps que j’aime manipuler les aliments, et c’est lors d’un salon des métiers que j’ai découvert la formation que je suis actuellement.»

De fait, ce cursus semble avoir été fait pour lui: le siège de Midor est à Meilen (ZH), où il vivait déjà. «C’est super d’habiter si près de l’usine, car nous travaillons en équipe, à des horaires différents. La première commence à 4 heures du matin. Au début, c’était dur, mais je m’y suis habitué.» Et il se sent comme un poisson dans l’eau dans cette entreprise de la M-Industrie: «L’ambiance est très familiale. Tout le monde est attentif aux apprentis et se montre serviable.»

Auteur: Andreas Dürrenberger

Photographe: Gabi Vogt