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3 octobre 2016

Des pierres qui chauffent

«Le Petit Poucet semait des cailloux pour retrouver son chemin. Ici, trois galets suffiront à notre bonheur…»

Oscar a tout ce qu'il lui faut.
Avec cette expérience, ça va chauffer!
Oscar et le matériel.
Oscar a tout ce qu'il lui faut.

La mission de l’agent secret Oscar, s’il l’accepte évidemment: trouver trois beaux cailloux, deux bombes de peinture (une noire et une blanche) ainsi qu’un rouleau de papier d’alu.

Oscar en train de srayer une des pierres
Oscar en train de donner un peu de couleur à ses pierres.

Il est temps pour lui de passer au deuxième acte: peindre au spray (ou au pinceau) un caillou en blanc et un autre en noir. Le dernier, il peut le laisser dans sa couleur d’origine.

Quelle pierre sera la plus chaude?

Le troisième galet, celui qu’il n’a pas transformé en monochrome blanc ou noir, notre savant l’emballe précautionneusement dans une feuille de papier d’aluminium. C’est fait! Oscar transporte les cailloux dans un endroit baigné de soleil et les laisse bronzer dix minutes. Lequel sera le plus chaud après cette courte séance de «solarium»?

Le phénomène

Quel est alors le caillou le plus chaud? Le noir, pardi! Parce que cette couleur absorbe l’énergie lumineuse, laquelle est ensuite transformée en chaleur.

C’est la raison pour laquelle les chauffe-eau solaires, que l’on voit parfois sur les toits des maisons, sont toujours noirs.

Le blanc, lui, réfléchit le rayonnement solaire et le caillou de cette couleur chauffe donc moins. Pareil pour le papier aluminium qui réfléchit, lui aussi, les rayons du soleil et protège donc le galet emballé.

Texte: © Migros Magazine | Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Rod