Archives
21 mars 2016

Dresser la liste de ses rêves

Une liste de vie et un tableau intuitif permettent de recenser ses ressources et d’avancer dans ses projets. Les explications de Hasina Andriamanalina Christen, coach et life designer, et enseignante à l’Ecole-club Migros de Lausanne.

Hasina Andriamanalina Christen estime que coucher ses désirs sur une feuille de papier, c’est déjà les concrétiser un peu.

Une liste de vie présente différents avantages: elle permet d’abord de se décharger mentalement et de prendre du recul par rapport à ses envies, souhaits et projets divers. Puis de recenser ses ressources – et de les utiliser à bon escient. «Elle exige une certaine réflexion, bien sûr. Mais son usage, ainsi que celui d’un tableau intuitif, favorise la naissance d’idées nouvelles et nous pousse à avancer», souligne Hasina Andriamanalina Christen, coach et life designer, et enseignante à l’Ecole-club Migros de Lausanne.

Pour dresser la liste la plus utile possible, il s’agit de laisser libre cours à son imagination, sans jugement ni craintes. Puis de faire la différence entre souhaits et intentions, tout en prenant en compte des éléments qui n’impliquent que soi.

Concrétiser ses désirs

Enfin, il s’agit d’écrire ses projets de manière positive et affirmative, en utilisant le «je» ou des verbes d’action. Car ainsi que le souligne la coach, «cela permet de concrétiser déjà un peu ses désirs». Le reste suivra en temps voulu.

1 Commencer par réfléchir à un ancrage permettant de lancer la réflexion: question («si j’étais…», ou alors: «qu’aimerais-je faire avant de mourir?» ou «si j’ai un peu de temps…», etc.), phrase incitative (p. ex.: «la vie est belle»), etc.

2 Se laisser inspirer par cet ancrage et mettre librement et en vrac sur le papier tout ce qui nous vient par la tête. S’autoriser ainsi un moment pour soi, sans jugement. Ne pas aborder d’obligations, mais tout ce qui est du domaine de nos rêves.

3 En partant du postulat premier, créer au choix un «mind map» – c’est-à-dire une sorte d’arbre aux multiples embranchements – ou un tableau à colonnes sur Excel. Aborder toutes les facettes de notre vie qui nous semblent importantes: famille, amis, budget, etc.

4 Réfléchir également selon les trois niveaux de réalisation que sont l’être, le faire et l’avoir. Cela amène un certain équilibre et permet d’approfondir davantage la réflexion.

5 Enrichir sa démarche en créant un «vision board», c’est-à-dire un tableau permettant de créer un aperçu intuitif de notre bien-être, de nos préférences, etc.

6 Pour ce faire, déterminer une limite de temps pour chaque action (cela permet ensuite de détacher le mental de l’activité en cours).

7 Puis feuilleter différents magazines et y prélever (en déchirant les éléments: c’est très thérapeutique et jouissif!) les images et les mots qui nous plaisent. Le choix doit être spontané.

8 Découper soigneusement les images et les mots choisis et effectuer un tri des éléments que l’on préfère. Disposer ces derniers sur une grande feuille vierge et créer la composition qui nous plaît.

9 Coller définitivement les éléments.

10 Admirer son œuvre et se laisser inspirer…

11 Compléter ensuite, si nécessaire, sa liste de vie avec les idées nées grâce au «vision board».

12 Trier ensuite les éléments sur le papier, en les précisant s’ils sont trop généraux et en les adaptant de manière à être réaliste et cohérent avec soi-même: on peut par exemple rêver de gagner au loto, mais cela ne dépend pas de soi. Ou de gravir l’Everest, mais l’on n’a aucune condition physique… Il faut trouver un équilibre, en acceptant des rêves parfois très simples, tout en s’autorisant aussi une certaine ambition pour d’autres.

13 Indiquer une dimension temporelle, une fréquence ou une durée à ses projets: cela sera fait deux fois par semaine, ou alors dans six mois, trois ans, pendant une année, etc.

14 Mettre ensuite régulièrement sa liste à jour, en cochant ce qui a été fait. On peut aussi faire vivre chaque projet mené à bien en ajoutant dans le cahier les émotions qu’il a suscitées, des souvenirs qui y sont liés, des photos, etc.

Texte © Migros Magazine – Véronique Kipfer

Auteur: Véronique Kipfer

Photographe: Mathieu Rod