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1 septembre 2014

En route avec son animal de compagnie

Voyager avec son compagnon à pattes peut parfois s’avérer être une véritable source de stress. Comment s’assurer que son petit protégé soit en parfaite sécurité et quelles sont les astuces pour lui rendre le trajet agréable? Quelques conseils.

Illustration représentant des animaux en voiture
Il peut être très dangereux d’avoir un animal en liberté dans l’habitacle.

La sécurité

Un chat, un chien, un furet? Pour chacun de nos compagnons, l’expérience du trajet en voiture sera vécue différemment. Si les canidés rentreront généralement avec enthousiasme dans votre véhicule, les petits félins, s’ils ne sont pas habitués au transport dès leur plus jeune âge, auront tendance à voir défiler leurs neuf vies devant eux.

Par compassion, il n’est pas rare qu’un chat prenne place sur les genoux d’un passager afin d’être rassuré par des caresses. Il est aussi fréquent de voir un chien gambader sur la banquette arrière ou, pire, passer la tête par la fenêtre pour bénéficier d’air frais. Mais il faut savoir qu’il peut être très dangereux d’avoir un animal en liberté dans un habitacle, et ce, pour plusieurs raisons:

La première et la plus évidente. L’animal pourrait provoquer un accident en déconcentrant le conducteur ou en sautant à l’avant de la voiture.

La deuxième: si le propriétaire n’est pas attentif en ouvrant le véhicule ou en cas d’accident, son petit compagnon pourrait s’enfuir et provoquer d’autres incidents qui le mettraient évidemment lui aussi en danger.

La troisième et non des moindres, d’après les tests de sécurité effectués par l’ADAC (l’Automobile club allemand) , un animal laissé en liberté dans une voiture peut se transformer en projectile mortel en cas d’accident et il n’est pas nécessaire d’aller bien vite pour que ce soit le cas.

Par exemple, lors d’une collision à une vitesse de 50 km/h, la force développée revient à multiplier le poids de l’animal par 25. En cas de choc, avec l’accélération du corps, c’est donc comme si votre petit chien de 10 kilos en pesait tout à coup 250. De quoi largement tuer un conducteur ou ses occupants, même attachés et, évidemment, l’animal lui-même.

La loi suisse reste floue à ce sujet et aucune obligation n’est strictement définie, si ce n’est que le conducteur doit s’assurer de ne pas être perturbé lorsqu’il conduit. Même sans législation, le constat est sans équivoque, pour la sécurité de tous, un animal doit être attaché. Il existe plusieurs moyens pour protéger nos animaux et ainsi accroître la sécurité des occupants du véhicule. Le meilleur est vraisemblablement la cage.

Pour les chiens, il existe des harnais qu’on combine avec la ceinture de sécurité. Pour que ce système soit efficace, l’attache doit disposer d’au moins deux points d’ancrage. Fiable pour les trajets quotidiens, le dispositif atteint rapidement ses limites en cas d’accident et peut même s’avérer très dangereux. Il est donc peu recommandable.

Les barrières qui séparent l’habitacle du coffre sont également une solution mitigée. Mal fixée, la protection sera encore plus dangereuse, et l’espace trop important laissé à votre toutou n’assurera pas sa sécurité. En cas d’incident, il sera projeté et pourra être blessé grièvement.

Pour les animaux de taille moyenne à importante, il est donc préférable d’investir dans une caisse de transport solide et facile à nettoyer qu’on arrimera derrière la banquette. En cas de choc, c’est le moyen le plus sûr pour vous et votre compagnon à quatre pattes.

Pour les petits animaux, comme les chats, les chiens à faible gabarit, les furets ou les gerbilles, une caisse de transport basique sera adéquate si elle est placée au bon endroit. Souvent, ces caisses sont installées sur le siège et maintenues plus ou moins bien avec une ceinture de sécurité. Là encore, en cas de choc, la ceinture ne retient qu’une partie de la caisse qui peut se casser et tuer l’animal. Pour éviter cette situation, il est donc recommandé de poser la caisse sur le plancher de la voiture, derrière le dossier du siège passager, tout en s’assurant que l’animal ait assez d’air et que la température lui soit favorable.

Le confort

Les animaux sont aussi sensibles à la température de votre véhicule et un coup de chaleur peut être fatal. Assurez-vous que votre animal ait toujours un apport d’air frais, en choisissant une cage avec suffisamment d’ouverture, en gardant une fenêtre ouverte ou en s’assurant que le niveau de ventilation lui soit profitable. Si vous vous arrêtez, il est recommandé de prendre votre animal avec vous. Si ce n’est pas possible, garez-vous à l’ombre, laissez les fenêtres entrouvertes (attention aux vols tout de même) et ne vous absentez pas plus de dix minutes. S’il fait froid, vous pouvez trouver dans le commerce des cages spéciales qui gardent la chaleur tout en permettant à l’air de circuler.

Certains de nos compagnons, et les chats en particulier, peuvent exprimer leur mécontentement ou leur peur en faisant du bruit. Ne vous inquiétez pas et parlez-lui pour le rassurer. Votre voix, seul élément familier du périple, l’aidera à se sentir plus à son aise. Vous pouvez également mettre dans la cage une de ses petites peluches ou un vieux t-shirt vous appartenant. Les odeurs familières contribueront à l’apaiser.

Les gros moyens

Si votre meilleur ami est vraiment paniqué par les transports, qu’il est pris de tremblements, de vomissements, d’hyper-salivation ou d’une agitation exagérée, il y a des possibilités pour qu’il soit atteint par le mal des transports.

Contrairement à ce que vous pouvez croire, ce n’est pas une fatalité. Outre la précaution de bien aérer le véhicule, vous pouvez anticiper. Ne nourrissez pas votre animal juste avant de partir et préférez lui donner une petite collation sur le trajet et une grosse récompense à l’arrivée. Toutefois, donnez-lui suffisamment d’eau avant, pendant, si c’est un long trajet, et après.

Vous pouvez également demander conseil à votre vétérinaire. Il existe de nombreux médicaments, traitements homéopathiques ou fleurs de Bach pour aider votre animal à voyager plus sereinement. Mais attention, n’administrez rien à votre animal sans l’avis d’un spécialiste.

Et si vous n’avez pas le temps de passer à la pharmacie, voici un «truc de grand-mère»: vous pouvez disposer un petit bouquet de menthe et de persil à proximité de votre animal, les fragrances de ces deux plantes sont, semble-t-il, efficaces pour lutter contre les maux des transports… et c’est également valable pour les humains. Bonne route!

© Migros Magazine – Leïla Rölli

Auteur: Leïla Rölli

Photographe: Corina Vögele (illustration)