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11 avril 2016

Entrepreneur dans l’âme

Neuchâtelois d’origine, Adrien Waelti a monté sa première entreprise à l’âge de 12 ans. Son dernier bébé? Be Oh!, un restaurant-traiteur-livreur bio à Lausanne, qui a ouvert ses portes il y a neuf mois.

Adrien Waelti en train de servir des clientes dans son restaurant Be Oh!.
Adrien Waelti adore le contact avec ses clients.

Hyperactif, Adrien Waelti? Il le reconnaît volontiers. «Mais pas dans le sens excité, précise-t-il:

J’ai juste horreur de perdre mon temps.»

A en croire son parcours, il n’en a guère gaspillé au fil des ans: ce trentenaire originaire du Val-de-Ruz (NE) a monté sa première entreprise de t-shirts personnalisés… à l’âge de 12 ans! «Plus petit encore, j’allais vendre des petits cochons en plomb au marché.»

Rien d’étonnant donc qu’il se soit lancé dans des études de management. Ni qu’il ait créé en parallèle, à 17 ans, une deuxième société, cette fois-ci spécialisée en services informatiques. «Quand je l’ai revendue dix ans plus tard, j’avais quatre employés. Mais je voulais me consacrer davantage à ma famille et je travaillais déjà à 100% comme analyste financier chez Novartis.»

Et le bio, dans tout ça, comment y est-il arrivé? «Mon grand-père était agriculteur. Je tiens également à proposer des produits locaux.» Végétaliens, végétariens, intolérants au gluten et au lactose, mais aussi amateurs de viande: tout le monde trouvera son compte dans son resto Be Oh!. «Même les enfants!

C’est avant tout en pensant à eux que j’ai créé ce concept: j’en avais marre qu’on ne propose que nuggets, pâtes et frites aux moins de 12 ans.

En plus des entreprises et de particuliers, je livre – essentiellement en vélo électrique – de nombreuses crèches et écoles.»

Une journée avec Adrien Waelti

10 h 00 Plateau en main
«Servir les cafés ou les repas, cela ne me gêne pas du tout. Je suis prêt à investir beaucoup de temps pour que mon restaurant fonctionne le mieux possible. Et j’adore le contact avec les clients, même si je n’ai pas toujours le temps de discuter.»

Adrien Waelti assis sur sur vélo électrique.
Adrien Waelti livre ses plats à l'aide d'un vélo pourvu d’une assistance électrique.

11 h 00 En route!
«En général, c’est moi qui prends en charge les livraisons. Certains trajets sont assez courts, mais quand il s’agit de remonter de Pully au centre de Lausanne, avec la remorque, c’est plus difficile! Heureusement que mon vélo est pourvu d’une assistance électrique.»

Adrien Waelti devant son ordinateur.
Adrien Waelti met volontiers son savoir-faire à disposition d'autres entrepreneurs.

15 h 00 Passion des chiffres
«En parallèle de mon restaurant, j’effectue quelques petits mandats en tant que coach financier. J’aide des entrepreneurs à monter leur start-up ou à remplir leur déclaration d’impôt.»

Adrien Waelti en train d'installer un filet sur une charpente avec une perceuse.
Adrien Waelti met la main à la pâte en toutes circonstances!

17 h 00 As du bricolage
«J’ai toujours aimé bricoler. Il y a quelques années, lorsque j’étais au chômage, j’ai entrepris plusieurs travaux dans notre maison.»

Adrien Waelti en train de jouer avec ses deux fils.
Sa famille compte plus que tout pour Adrien Waelti.

18 h 00 Avec les siens
«Ma famille, c’est ce qu’il y a de plus important. Je serais prêt à tout lâcher pour elle. Avec le restaurant, j’ai un peu moins de temps à consacrer à mes deux fils: ils me manquent. Si je pars tôt le matin, je m’arrange pour être de retour à 18 h à la maison. Et je peux toujours compter sur le soutien moral de ma femme.»

Adrien Waelti en train de se rendre au Conseil.
Adrien Waelti s'engage aussi sur le plan communal.

20 h 00 Engagé
«Je fais partie du Conseil communal de Froideville (VD) depuis 2010. Dès le début, j’ai intégré la Commission de gestion. Pour moi, il est important de s’investir dans le lieu où l’on vit.»

Texte: © Migros Magazine | Tania Araman

Auteur: Tania Araman

Photographe: Mathieu Rod