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6 février 2017

Féerie du brouillard

Lors de la saison froide, après une nuit embrumée, le paysage s’habille parfois d’un manteau de cristal blanc: le givre.

Le givre est souvent confondu avec la gelée blanche, que l’on retrouve certains matins sur le pare-brise des voitures. Celle-ci est en quelque sorte l’équivalent hivernal de la rosée, sauf que la vapeur d’eau contenue dans l’air passe directement de l’état gazeux à l’état solide, sans passer par l’état liquide. Et pour ce phénomène, la présence du brouillard n’est pas indispensable.

Sans brouillard, pas de givre

Certains matins d’hiver, on se croirait presque dans La Reine des neiges: une fine couche de glace recouvre le sol et les arbres, offrant un véritable paysage de conte de fées. Mais à quoi est dû ce phénomène?

Tout d’abord, il faut savoir une chose: sans brouillard, pas de givre! Le brouillard est en effet composé d’une multitude de gouttelettes d’eau microscopiques. En suspension dans l’atmosphère, celles-ci restent parfois à l’état liquide même lorsque la température descend en dessous de 0 °C, alors que normalement elle devrait passer à l’état solide et se transformer en glace. On parle alors d’eau «surfondue».

Lorsqu’un vent léger souffle, ces gouttelettes «surfondues» sont emportées et il leur arrive de rencontrer la route d’un objet: un arbre, un poteau indicateur, etc. Elles congèlent alors instantanément, formant ainsi des dépôts de glace, le givre, qui persistent parfois plusieurs heures après la disparition du brouillard.

Texte: © Migros Magazine | Tania Araman

Auteur: Tania Araman

Illustrations: Jan Kruse