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29 avril 2013

Festival de connes 2

Martina Chyba tire un bilan plus que mitigé de la prestation des stars féminines. Loin de se décourager par la superficialité désolante du show-biz et de jeter l'éponge (cosmétique), elle s'y penche au contraire avec d'autant plus d'esprit critique pour en relever les nombreuses failles. Affaire à suivre..

Martina Chyba, journaliste et productrice à la RTS.
Martina Chyba, journaliste et productrice à la RTS. (Photo: Production photo RTS)

Alors voilà. L’an dernier à la même époque, j’avais écrit une rubrique portant ce même titre sur mes copines les actrices de cinémâââââ. Je me suis dit qu’il y avait matière à écrire un chapitre 2.

Par exemple pour parler des remises de Césars ou d’Oscars, avec les plus grandes comédiennes qui tortillent des fesses comme si elles avaient besoin de faire pipi quand il s’agit de prononcer deux phrases. Bon peut-être que c’est la robe qui coince aussi, quand on a des scotchs pour tenir les seins, des agrafes pour tenir les joues, pas de culotte pour éviter les marques et des talons de 12 centimètres histoire de ne pas avoir le pot d’échappement près du trottoir, ça ne doit pas être monstre facile de se tenir sensuelle et détendue derrière un micro.

Et je me disais: ah mais leur métier c’est de jouer des textes, pas de les écrire, donc ce qu’elles disent est nul c’est normal. Encore, celles qui reçoivent un truc, elles disent merci euh merci euh merci euh… elles sont émues bon. Mais celles qui viennent juste remettre un prix? Eh bien j’ai appris cette année que ce sont des auteurs qui écrivent leurs textes. Si si si. Donc je résume, elles n’écrivent déjà pas leurs répliques et, la plupart du temps ne savent pas les dire.

Par contre, quand il s’agit de faire la promo d’un parfum ou d’un cosmétique (non pardon «promo» ça fait soldes chez Denner, on dit «être l’égérie de» dans ce milieu s’il vous plaît) elles sont bavardes tout à coup ouh là là, plein de choses à dire, écrites par le chargé de com de la marque. Il y a des interviews partout, et des photos glamour à mort avec la bouche mi-ouverte. Mon Dieu, elles feraient mieux de la fermer tout à fait.

Parce que mes chéries, il y a de la concurrence. Aujourd’hui, le vrai festival de connes, il est à la télé! Ou dans le lit de Franck Ribéry pour les plus courageuses. Les pouffes de la télé-réalité (on a réussi à placer deux Genevoises dans le lot cocorico!):

«Quand elles parlent c’est con mais c’est au moins drôle»

Leurs faux nichons, elles les assument, quand elles couchent pour réussir aussi, le fait que tout ce qu’elles font c’est pour l’argent et la gloire, elles le revendiquent et, avantage suprême, elles disparaissent des écrans radar rapidement.

Allez les filles rendez-vous l’année prochaine pour l’épisode 3!

Nos chroniqueurs sont nos hôtes. Leurs opinions ne reflètent pas forcément celles de la rédaction.

Auteur: Martina Chyba