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31 août 2015

«L’Ecole-club compte parmi les meilleurs instituts»

Chaque année, quelques milliers de personnes suivent des formations à l’Ecole-club Migros. Ses enseignements professionnels et de qualité sont plébiscités par maints diplômés, comme Matthias Aebischer, président de la Fédération suisse pour la formation continue.

Matthias Aebischer
Matthias Aebischer est président de la Fédération suisse pour la formation continue et conseiller national.

Matthias Aebischer, comment le paysage suisse de la formation a-t-il évolué au cours des cinq dernières années?

Regardons plutôt trente ans en arrière. A l’époque, on entrait dans un métier et l’on y restait jusqu’à la retraite. Aujourd’hui, la situation a considérablement changé: à l’instar de nombreux concitoyens, j’ai régulièrement changé d’employeur – d’abord comme enseignant, puis en tant que journaliste.

Vous vous êtes reconverti alors...

Oui, on peut le dire ainsi. Or cette mobilité, issue de la reconversion, est une source de richesse pour les entreprises. Les personnes en question ouvrent souvent d’autres perspectives et sont plus enclines à prendre des risques. Elles ne considèrent plus leur emploi comme une assurance-vie.

Les exigences ont elles aussi évolué. Quel type de formation continue est nécessaire aujourd’hui?

La formation continue remplit plusieurs fonctions. Elle s’adresse aux collaborateurs qui souhaitent changer de métier ou se perfectionner, mais elle est également indispensable pour rester compétent dans son travail. Dans tous les cas, elle est très bénéfique.

Actuellement, en matière de formation, le débat porte souvent sur les compétences. Qu’entend-­on par-là?

Ce concept est bien plus simple à comprendre qu’il n’y paraît. Dans les années 1980, on a abandonné le bachotage effréné et la pratique obstinée du «par cœur». La formation s’est davantage orientée vers l’application pratique de ce qu’on apprend, ce que l’on désigne aujourd’hui par le terme de compétences. Celles-ci jouent un rôle important, notamment dans la formation des enfants, qui doivent, par exemple, apprendre à savoir s’organiser.

Il paraît que l’offre en matière de formation continue devient de plus en plus diversifiée et que, par conséquent, elle manque de clarté.

Tout à fait. C’est la raison pour laquelle les conseils personnalisés et les planifications de carrière s’avèrent de plus en plus importants. Par ailleurs, il convient d’élargir considérablement ses compétences fondamentales.

Pouvez-vous préciser?

Les compétences fondamentales englobent la lecture, l’écriture ou encore les connaissances informatiques de base. Dans les années 1990, lors de l’apparition de l’internet et du courrier électronique dans le monde du travail, certains refusaient de les utiliser, cela serait impensable de nos jours.

L’Ecole-club Migros est le premier prestataire de formation continue de Suisse. En avez-vous personnellement bénéficié?

Oui, j’ai appris le portugais à l’Ecole-club. L’idée qui a présidé à la création de cet établissement était visionnaire. Aujourd’hui, elle est partout dans le pays, ce qui permet à chacun de suivre une formation continue à proximité de chez soi.

Quelle place l’Ecole-club Migros occupe-t-elle dans le paysage suisse de la formation?

Elle compte parmi les meilleurs instituts et dispense un enseignement professionnel de qualité accessible à tous.

L’absence de sélection pour participer aux cours ne risque-t-elle pas d’avoir un effet dissuasif?

Pour certaines personnes, c’est en effet le cas. Mais si l’on privilégie l’exclusivité à la qualité et au professionnalisme, il est inutile de frapper à la porte de l’Ecole-club Migros – et à la mienne!

Pour en savoir plus sur l’offre de l’Ecole-club Migros: www.ecole-club.ch

Auteur: Marc Bodmer