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26 août 2013

La vie en bio

Une agriculture en harmonie avec la nature: voilà la définition du bio. Mais produire selon ce principe nécessite beaucoup de travail et de savoir-faire.

Andreas Perler, de Wünnewil (FR), a décidé d’opter pour une agriculture biologique. Son           exploitation est depuis l’année dernière en cours de conversion.
Andreas Perler, de Wünnewil (FR), a décidé d’opter pour une agriculture biologique. Son exploitation est depuis l’année dernière en cours de conversion.

Principes élémentaires

Chaque exploitation est considérée comme un écosystème dans lequel les besoins des hommes, des animaux, des plantes et du sol sont en parfaite adéquation. La mise en place d’un cycle de production fermé, la non-utilisation de produits phytosanitaires et un élevage respectueux des animaux de rente sont des facteurs déterminants. Ce type d’agriculture repose aussi sur un cycle fermé des nutriments et sur des techniques douces en accord avec la nature.

Protection des plantes

Dans l’agriculture biologique, aucun produit phytosanitaire n’est utilisé. Les nuisibles sont combattus au moyen d’insectes auxiliaires, qui sont leurs prédateurs naturels. Ainsi, les coccinelles permettent de lutter contre la prolifération de pucerons. Pour offrir un habitat à ces alliés, l’exploitation doit comporter des haies, des prés et des bosquets. Autre élément essentiel: des sols riches en humus fournissent de la nourriture et des nutriments aux espèces et aux micro-organismes vivant sous terre. Ceux-ci favorisent à leur tour la fertilité des sols.

Contrôle des exploitations

En Suisse, le bio, c’est tout ou rien. Pour pouvoir se prévaloir de ce statut, les exploitations doivent se conformer aux directives ad hoc dans tous les domaines. La transition dure deux ans. Pendant cette période, les fermes sont considérées comme des exploitations en cours de conversion. Toutes sont contrôlées et certifiées au moins une fois par an par des organismes indépendants.

Rotation des cultures

Dans les cultures de végétaux, on distingue les différentes variétés en fonction de leurs besoins en nutriments – élevés ou faibles. Les plantes gourmandes appauvrissent le sol, tandis que l’impact des végétaux moins exigeants est plus réduit. Le fait d’alterner les cultures permet de prévenir les invasions de nuisibles ainsi que les maladies et de préserver la fertilité des sols. Les directives bio prévoient des pauses entre les cultures de plantes utiles, au cours desquelles les sols sont régénérés au moyen d’engrais verts et de prairies artificielles. Les plantes cultivées à l’aide d’engrais vert protègent les sols et favorisent la formation d’humus.

Fertilisation

Les engrais minéraux sont proscrits. Les paysans n’utilisent que des engrais organiques tels que le fumier, le lisier et le compost, qui proviennent en majorité de leur propre exploitation.

Mauvaises herbes

Le travail manuel et les machines remplacent la chimie: les paysans bio n’ont recours à aucun produit phytosanitaire pour lutter contre les mauvaises herbes. Ils éliminent les végétaux indésirables au moyen d’appareils ou, si besoin, désherbent à la main.

Auteur: Andreas Dürrenberger

Photographe: Marco Zanoni