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8 juin 2015

Gentleman gladiateur

Sacré champion du monde de combat libre (MMA) au Japon, le Neuchâtelois Nelson Carvalho veut contribuer à donner ses lettres de noblesse à ce sport que d’aucuns jugent ultraviolent.

Nelson Carvalho en action lors d'un entraînement
Nelson Carvalho à propos du combat: «Je respecte l’autre combattant et j’essaie d’appliquer ce que j’ai travaillé, de mettre en place ma stratégie. Je n’ai pas peur.»

Affable, intelligent, charmeur… Nelson Carvalho n’est pas la brute épaisse et sans cervelle que l’on s’attendait à rencontrer. Il n’a même pas attrapé la grosse tête après avoir gagné, en mars dernier au Japon, un titre mondial de Mixed Martial Arts (MMA).

Combattre dans ce pays, qui est le berceau des arts martiaux, c’était un rêve!»

s’exclame ce fils de karatéka.

Doté d’un mental et d’un physique en acier trempé, ce Neuchâtelois d’origine portugaise est un guerrier. Dans la cage octogonale où se déroule les pugilats de MMA, mais pas dans la vie ni au sein de son académie. «Dans mon école, j’essaie de transmettre des valeurs comme le respect, l’humilité, l’honnêteté.»

Sport controversé

Reste que sa discipline suscite la polémique. Elle est même interdite en France, en Norvège et en Thaïlande.

La violence, pour moi, c’est quand un père bat son enfant, que des voyous agressent des gens sans défense…

Nous, on est des athlètes surentraînés et personne ne nous oblige à monter sur le ring. Des accidents, il y en a mais pas plus que dans d’autres sports.»

Ce trentenaire se définit d’ailleurs volontiers comme un «gladiateur gentleman». «Il faut être beau dans un combat, avoir une gestuelle fluide et donner des coups propres.»

Une journée avec Nelson Carvalho

Auteur: Alain Portner