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29 août 2016

Heidi Lushtaku, une beauté sans frontières

Finaliste de Miss Suisse 2013, cette Kosovare d’origine, arrivée en Suisse à l’âge de 7 ans, mène une double carrière de mannequin dans ses deux pays natal et d’adoption.

Heidi Lushtaku est très fière de donner une bonne image des Balkans.

Le cœur entre deux pays

Heidi. Heidi Lushtaku. Profession: mannequin. Ses seuls nom et prénom disent tout. Suissesse d’origine albanaise. Emigrée du Kosovo, arrivée enfant dans le canton de Vaud, avec ses parents, son frère et ses... sept sœurs. Finaliste de Miss Suisse en 2013, elle participe à Danse avec les stars, version albanaise. «Cela fait partie de moi et je me trouve très chanceuse d’avoir des origines kosovares et une nationalité suisse.»

Heidi reconnaît que, lors du dernier Euro de foot , le match Suisse-Albanie n’a pas été facile à gérer: «Sincèrement j’étais pour que le meilleur gagne. Devant le stade c’était beau de voir les supporters des deux équipes se mélanger.»

«Quand je vais là-bas, raconte-t-elle encore, et que je reviens ensuite en Suisse, je rentre quand même chez moi.» Ce qui ne l’empêche pas de se dire «très fière de donner une bonne image des Balkans».

Si l’expérience du concours Miss Suisse lui a permis de se faire connaître, Heidi ne l’avait pas attendu pour se lancer dans le mannequinat, où elle débute à l’âge de 13 ans, lors d’un défilé organisé par une chaîne de grands magasins. Une profession qu’elle exerce aujour­d’hui à plein temps après avoir travaillé comme assistante dentaire: «Je refuse de peser moins de 55 kilos. Je suis un mannequin commercial, pas un mannequin qui ne fait que défiler et doit porter les habits comme un cintre.»

Une journée avec Heidi Lushtaku

9 h 00 Sur les réseaux sociaux «J’essaie d’être très présente sur Facebook et aussi depuis peu Instagram. Je mets des photos assez régulièrement, mais très peu de ma vie privée, et seulement si cela a du sens. Je ne posterais pas des photos juste pour montrer où je suis et avec qui. J’essaie de ne pas être esclave de Facebook. C’est moi qui l’utilise, ce n’est pas Facebook qui m’utilise.»

11 h 00 Complicité «Ma sœur Miki, c’est ma manager pour les Balkans, c’est elle qui gère les interviews, les contrats, les projets là-bas. Je travaille beaucoup au Kosovo, en Albanie, en Macédoine. Miki, c’est la personne à qui je demande toujours conseil, même pour la Suisse, où j’ai une agence et une autre manager.»

13 h 00 Repas végane «Je suis quelqu’un de très sensible à la protection de la planète, au respect des animaux. Végétarienne je le suis depuis quel­ques mois et végane depuis quel­ques semaines. C’est quand même compliqué, mais c’était nécessaire pour être fidèle à mes convictions. Et puis c’est aussi une question de santé. Je ne me suis jamais sentie autant en paix que maintenant.»

17 h 00 Le roller «J’en fais souvent. J’essaie plutôt de le pratiquer dans des endroits adaptés. En pleine route, j’évite, je trouve que c’est assez dangereux. Les gens pensent qu’on peut s’arrêter, freiner quand on veut, mais en réalité on a quand même besoin de quelques secondes...»

18 h 00 Au lac «Piscine, lac, peu importe. Je me baigne où je peux. Là, j’ai passé tout l’été au bord de la mer, à Saint-Tropez, Mykonos et Ibiza. Des endroits où je me suis rendue à la fois pour le travail, mais aussi pour des vacances.»

20 h 00 Musique «J’ai trouvé ce mini haut-parleur à Londres. Je suis une grande passionnée de musique. Ma chanteuse préférée, c’est Edith Piaf. J’aime aussi Dalida, Francis Cabrel, la chanson française un peu ancienne.»

Texte: © Migros Magazine | Laurent Nicolet

Auteur: Laurent Nicolet

Photographe: Nicolas Righetti