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22 septembre 2016

Marcel Husmann, 82 ans

«Il faut avoir la volonté de lutter contre les signes de vieillesse»

Marcel Husmann, 82 ans
Marcel Husmann, 82 ans: «Il faut avoir la volonté de lutter contre les signes de vieillesse»

«Toute ma vie, j’ai toujours fait beaucoup de sport. J’ai commencé à huit ans avec le football, comme pratiquement tous les jeunes à l’époque. Mais à partir de la quarantaine, j’ai eu l’impression que je me faisais massacrer par les plus jeunes, et j’ai arrêté. J’ai alors commencé le tennis sur les conseils d’un ami.

Moi qui venais du monde du football, je pensais que c’était un sport qui n’était pas assez vigoureux, mais je me trompais!

J’ai encore fait les interclubs seniors l’an passé, mais c’était la dernière fois. C’est dommage que la différence d’âge soit si grande entre les joueurs. Lorsqu’on affronte des personnes âgées de 65 ans ou plus, on ne fait plus le poids.

Je joue encore au tennis 3 fois par semaine avec des amis. Je fais aussi du vélo, de la natation – j’aime beaucoup l’eau et suis très bon nageur, aussi bien sur l’eau que dessous - du ski et du ski de fond. J’ai toujours été un skieur moyen, mais je crois que je vais arrêter le ski alpin: je commence à avoir peur de tomber et de me casser quelque chose.

Je faisais aussi de la voile, mais j’ai arrêté. Il y a dix ans, j’ai été opéré du cœur car j’avais les artères bouchées. J’ai dû faire un séjour au centre de réadaptation de La Linière, mais après deux semaines, j’ai déjà pu partir: je faisais mieux que des personnes qui étaient là-bas depuis un mois!

J’ai toujours respecté la philosophie de «un esprit sain dans un corps sain». Tous les matins, je fais 30 minutes de gym. J’ai souvent de petits maux, des raideurs, mais il suffit que je fasse mes exercices pour qu’ils disparaissent. Il faut avoir la volonté de lutter contre les signes de vieillesse. Pour cela, je fais aussi beaucoup de sudokus. C’est un jeu que j’adore et qui fait partie de mon bien-être général.»

Texte © Migros Magazine – Véronique Kipfer

Auteur: Véronique Kipfer

Photographe: Jeremy Bierer