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23 mars 2015

«J’ai vécu un choc des cultures»

Quand ses parents lui ont demandé s’il voulait s’installer à Bali avec eux, Miro Nützi, 16 ans, aurait pu dire non. Mais quel ado aurait refusé une telle chance?

Illustration de l'île de Bali
A Bali, le quotidien est très différent du nôtre.

«Il y a quatre ans, mes parents et moi avons emménagé à Sanur, une ville du sud de Bali, car mon père dirige un projet de développement sur l’île voisine de Florès. A l’époque, ma sœur Tanja avait 19 ans et mon frère Jan 21 ans. Ils sont restés en Suisse mais nous rendent souvent visite.

J’ai été habitué très jeune à la nourriture épicée, c’est pourquoi je raffole de la cuisine servie dans de petits restaurants typiquement balinais, les Masakan Padang: on peut choisir un tas de plats différents au buffet.»

Mais les premiers mois ont été difficiles, car je parlais très mal l’anglais et j’ai vécu un véritable choc des cultures. Je ne supportais pas les détritus par terre, le manque de transports publics et les longs trajets en voiture pour se rendre à l’école. Maintenant, je suis très heureux ici.

Vue sur la halle intérieure de la Green School
La Green School est faite entièrement de bambou.

J’adore aller à la Green School (lien en anglais) qui se trouve au milieu de la jungle à Sibang Gede, à près d’une heure de voiture de chez moi. C’est une merveille architecturale, entièrement construite en bambou. L’organisation est très souple: en nous laissant beaucoup de liberté, les enseignants réussissent à nous faire saisir tout l’intérêt de leur matière. Je suis fasciné par la logique des mathématiques.

Portrait de Miro Nützi portant le «undeng»,
Miro Nützi porte le «undeng», un couvre-chef traditionnel.

L’Indonésie est le pays qui possède la plus grande communauté musulmane au monde, avec plus de 191 millions de fidèles. Mais l’île de Bali est une exception: ses habitants sont hindous. Il m’arrive de visiter leurs lieux sacrés. Ici, par exemple, aux abords du palais aquatique royal de Tirtagangga, à Amlapura, je porte le couvre-chef traditionnel appelé «undeng». Je réfléchis beaucoup à la religion, mais je ne suis pas très spirituel. Les cérémonies balinaises, très colorées, sont magnifiques. Mais quand elles durent plusieurs heures, je finis par m’ennuyer!»

Texte © Migros Magazine – Gabriela Bonin

Auteur: Gabriela Bonin